Pour une fois, je suis heureux de ne pas voir le christianisme

La banque suisse Cler est fière de proposer des intérêts à ses client·es. Pour le faire savoir, elle lance une campagne de publicité conçue par l’agence zurichoise Heimat.

  • Son message: pour gagner de l’argent, il vaut mieux ouvrir un compte bancaire que faire confiance à de belles promesses.
  • Son slogan: « La pensée positive, c’est bien. Un bon taux d’épargne, c’est mieux. »
  • Son visuel: trois personnes qui, chacune à sa manière, promettent d’augmenter votre richesse.
Publicité de la banque Cler: une radiesthésiste, un gourou et un coach

Si je regrette parfois que le christianisme disparaisse de la place publique, pour une fois, son absence me réjouit. S’il ne figure pas dans la campagne de publicité, c’est peut-être qu’il ne joue pas sur ce terrain, que son objet n’est pas la richesse matérielle.

Pour le christianisme, je proposerais comme slogan:

« Un bon taux d’épargne, c’est bien. Une bonne vie, c’est mieux. »

En bonus: saurez-vous proposer à chaque personne sa promesse?

  • « L’argent vient miraculeusement à moi »
  • « J’attire l’argent comme un aimant »
  • « L’argent va me trouver »

Mon programme de février 2023: alimentation, catéchèse et théologie interculturelle

Je serais heureux d’accueillir celles et ceux qui sont à Lausanne ou peuvent y passer dans mes activités du mois de février. Elles prolongent la théologie que je fais sur mon blogue.

Conférences

Le matin du jeudi 2 février à l’Université de Lausanne, je présente le carnisme chrétien et sa contestation dans une formation continue « Alimentation et société: du Moyen Âge à nos jours » organisée par la Section d’histoire de l’Université de Lausanne.

Le lundi 27 février à 14h30 à Lausanne, je donne une conférence sur les relations entre alimentation et religions à Connaissance 3, l’Université des seniors du canton de Vaud.

Cours

Dès le 20 février, je recommence à donner des cours de théologie pratique. Ils sont ouverts aux auditrices et aux auditeurs libres.

Au Bachelor/Premier cycle:

Et pour la seconde fois, un cours transdisciplinaire « Penser le sport en le pratiquant » où une vingtaine d’étudiant·es et une douzaine de spécialistes du sport apprennent et enseignent tout en courant au bord du lac Léman! (voir la présentation du cours en 2022)

Au Master/Cycles supérieurs:

  • « Produire un épisode de sa propre websérie théologique, » un tout nouveau cours à option pour les étudiant·es de 4e et 5e années.

Colloque

Enfin, j’organise un colloque sur la théologie interculturelle » avec des chercheur·es venant de Suisse, de France, du Cameroun, de la République du Congo et du Québec (8-10 février à l’Université de Lausanne).

Programme du colloque "Dresser un état de la recherche en théologie interculturelle" Université de Lausanne du 8 au 10 février 2023

Celles et ceux que cela intéresse peuvent lire mon billet Voici comment un professeur à l’Université de Montréal occupe son temps de travail. où j’expliquais la répartition de mon temps de travail alors que j’étais professeur à l’Université de Montréal en 2014.

Une belle définition de la musique d’orgue

James qui a deux ans et demi adore la musique d’orgue. Il en donne une excellente définition à apprécier à deux niveaux (c’est le cas de le dire) :

« L’orgue, c’est la musique qui vient d’en haut ».

Comme quoi la sagesse ne dépend pas forcément des années…

Vendredi 13 : un peu de culture chrétienne

Nos sociétés occidentales sont sans doute plus influencées par la culture chrétienne qu’elles ne le savent. Ainsi, que le vendredi 13 soit réputé jour de chance doit beaucoup au christianisme.

  • Le chiffre 13 porte malheur parce que 13 convives ont partagé la Cène, le dernier repas que Jésus a pris avant d’être arrêté, torturé et exécuté et que l’un d’eux, le treizième forcément, Judas exactement, a trahi Jésus.
  • Le vendredi est un jour de malheur, puisque Jésus est exécuté la veille d’un sabbat, donc un vendredi. Pour mémoire, en judaïsme, le jour commence à la tombée de la nuit.

Mais pourquoi deux malédictions vaudraient-elles une bénédiction ? De la même manière que deux négations s’annulent, que moins par moins égale plus et que les ennemi·es de mes ennemi·es sont mes ami·es.


P.S. Selon les évangiles, Judas joue de malchance puisqu’il est celui qui il se sert à manger au moment où Jésus déclare que celui qui plonge la main dans le plat en même temps que lui le trahira.

Janvier est-il le nouveau carême?

Quand je considère que le mois de janvier peut à la fois faire l’objet de « dry January » – un janvier sec, sans alcool – et de « Veganuary » – un janvier végane, sans produit d’origine animale -, je me demande s’il ne devient pas le nouveau carême – une période de privation -, mais un carême laïc, suivant un calendrier civil.

Un signe de la perte de culture chrétienne

Dans le quotidien français Libération, Bernadette Sauvaget propose un bel article sur les funérailles de Joseph Razinger, jadis pape sous le nom de Benoît XVI, (« Aux funérailles de Benoît XVI, l’hommage sobre de François ». J’en tire un court extrait:

Que la rédaction juge utile de préciser que le « Père », avec une majuscule, renvoie à Dieu signale de manière particulièrement évidente la perte d’une culture chrétienne.

Je ne juge pas, je constate. Et comme théologien habitué à m’exprimer dans les médias et sur les réseaux sociaux, je prends note.


À propos de la théologie de Joseph Ratzinger, on peut lire ma série d’articles:

Et à propos du destin post mortel d’un pape, on peut lire mon billet: Le sang de Jean-Paul II à Montréal