Conjuguer l’Évangile (les temps)

Présent: malgré les peines, les souffrances et les deuils, je crois ici et maintenant que la vie est un cadeau.

Imparfait: malgré tout mon orgueil, je crois quand même que je le suis.

Futur: envers et contre tout, je crois qu’il en existe plusieurs possibles, qu’il est commun et que nous devons choisir ensemble celui que nous voulons.

Passé simple: malgré le peu d’indices sur son existence, je crois qu’un simple être humain fut pleinement chrétien.

Passé composé: malgré mon désir d’autonomie, je crois que je suis l’héritier d’histoires collectives qui ont commencé bien avant moi.

Plus-que-parfait: contre les idoles qui veulent que je me soumette, je crois que seul Dieu est Dieu.

Futur antérieur: malgré ce que je vois et ce que j’entends, je crois qu’un nouveau monde a déjà commencé.


Conjuguer l’Évangile (les modes)

Infinitif: faire comme si rien n’était jamais définitif ni le bien ni le mal.

Indicatif: j’indique, je témoigne, je raconte plutôt que de démontrer ou d’asséner.

Impératif: n’en abuse pas de crainte de faire à autrui ce qu’il ou elle n’aimerait pas que tu lui fasses!

Subjonctif: que je reconnaisse que la vérité est toujours subjective, car elle m’implique comme sujet!

Conditionnel: je le supprimerais, car l’amour de Dieu est inconditionnel.


  • Demain à 9 h : Conjuguer l’Évangile (les temps)

Un repas plus que parfait

Inspiré par l’émission télévisée « Un dîner presque parfait » (au Québec « Un souper presque parfait« ), je propose de nommer la cène, nom protestant d’un moment de communion où les chrétien·nes partagent du pain et du vin, je propose ce slogan: « Un repas plus que parfait ».

Un repas à consommer au présent, entre le passé pas si simple de la mort de Jésus et le futur antérieur d’un nouveau monde qui a déjà commencé.


Découvrez ou redécouvrez ce qu’est la cène protestante sur le site de L’Oratoire du Louvre, paroisse parisienne de l’Église protestante unie de France.

Quelques lieux-tests d’une société inclusive (et d’Églises qui ne le seraient pas moins)

Quand j’essaye de penser ce que serait une société vraiment inclusive, je me dis qu’elle devrait au moins être accessible quels que soient (dans l’ordre alphabétique) :

  • Ses limites : physiques, mentales, intellectuelles, sociales, financières, etc.
  • Ses origines : nationalités, ethnies, cultures, langues, etc.
  • Ses préférences alimentaires : allergies, intolérances, éthiques, goûts, etc.
  • Son âge : enfance, adolescence, âge adulte, vieillesse, etc.
  • Son genre et son orientation sexuelle : femme, homme, LGBTQIA+, etc.
  • Son orientation spirituelle : spiritualités, philosophies, religions, confessions, théologies, etc.
  • Etc.

Et je me dis que les Églises devraient suivre le mouvement. Et je rêve que les Églises servent parfois de précurseures. Et j’espère au moins qu’elles ne forment pas des contre-exemples.

Penser sa mort

Quel signal routier choisiriez-vous pour signifier ce qu’est la mort pour vous?

Quand l’Église s’intéresse à nos fesses! (Attention, titre racoleur)

L’église protestante Sainte-Claire à Vevey, Suisse. © Olivier Bauer 2018

La paroisse protestante de Vevey (Église évangélique réformée du canton de Vaud) a remplacé les bancs de l’église Sainte-Claire  par des chaises apportées par des paroissien·nes. Le changement n’a pas été seulement cosmétique, mais aussi profond, comme on peut le lire sur le site de l’église Sainte-Claire (oui, le site de l’église, avec un petit « e ».)