B comme Béliveau (ABC de la religion du #Canadien)

Inspiré par la belle Langue de puck de Benoît Melançon, je me propose de rédiger mon Abécédaire de la religion du Canadien et de définir les 26 mots-clefs de la religion du Canadien. Y parviendrai-je? Affaire à suivre. À suivre vingt-six fois plutôt qu’une! Avec un nouveau mot pour chaque nouvelle partie du Canadien. Du moins je l’espère.


B comme… «Béliveau»


Comme d’autres religions, la religion du Canadien a ses saints, qu’elle donne en modèle urbi et orbi. Jean Béliveau est sans doute le premier d’entre eux. Car dans la religion du Canadien, il possède absolument tous les attributs de la sainteté. Jugez plutôt:

  • Il est le parangon du hockeyeur québécois: dans son autobiographie, il confesse avoir reçu

«l’éducation typique d’un Canadien français catholique axée sur les valeurs familiales, sur un aspect strict de la religion, ainsi que sur le travail, le conservatisme et l’autodiscipline» Jean Béliveau (2005), Ma vie en bleu, blanc rouge. Hurtubise: p. 41.

  • Il est un fervent catholique: chez les Béliveau, le samedi, on servait d’abord la messe, puis on déjeunait, puis on jouait au hockey; il est allé rencontrer le pape Paul VI; il a fait un pèlerinage sur les traces de Jésus.
  • Il est un modèle de fidélité: il a porté la Sainte-Flanelle pendant 21 ans (de 1950 à 1971); il a été capitaine du Canadien pendant 10 ans; encore aujourd’hui, il est ambassadeur du Canadien.
  • Il est un synonyme de succès: il a remporté 10 coupes Stanley; il a vu son chandail retiré; il a été intronisé au Temple de la renommée.

Mais ne se déclare pas saint qui veut. L’Église catholique-romaine exige deux miracles, l’un pour la béatification, l’autre pour la canonisation. Jean Béliveau en a-t-il autant à son crédit? Sans aucun doute! On soulignera d’abord qu’il est apprécié tant à Québec qu’à Montréal, Ottawa et Toronto, ce qui représente déjà au moins un exploit en soi. On rappellera ensuite qu’il a su demeurer «Gentleman Jean» dans un monde du hockey connu pour sa brutalité, ce qui en est un autre et pas des moindres!

[Inspiré de mon livre Une théologie du Canadien. Bayard: 2011]


Prochaine entrée: C comme Calice d’argent


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