Quand faut-il placer le bébé Jésus dans la crèche?

Comme me l’a fait remarquer Marie Malzac, journaliste au quotidien français La Croix, « pour un protestant », j’ai déjà beaucoup écrit sur la crèche de Noël. Sur mon blogue, j’ai évoqué le « folklore de Noël« , j’ai suggéré de « faire soi-même sa crèche« , d’y « placer des bergers« , d’y « placer des mages« , d’y « placer Joseph« , d’y « placer Marie » et de ne pas y « placer de chien« . Mais, mis à part l’image des « deux papas de Jésus« , je n’avais pas encore parlé de l’essentiel, du bébé Jésus!

Et pourtant, il y a au moins deux manières de placer Jésus dans la crèche:

  • À la manière protestante, le bébé Jésus est collé dans la mangeoire. Il n’en bouge pas
  • À la manière catholique, la mangeoire reste vide durant le temps de l’Avent et on y place le bébé Jésus durant la nuit de Noël.

Ce qui ne me semble théologiquement significatif:

  • Que Jésus soit déjà dans la crèche signifie que la crèche est un rappel, une illustration, peut-être une commémoration de la naissance de Jésus, tel que la raconte les évangiles de Matthieu et de Luc et plusieurs textes apocryphes.
  • Que l’on place Jésus dans la crèche durant la nuit de Noël signifie que la crèche est une réitération contemporaine de l’incarnation de Dieu dans un bébé accouché par un vierge, tel que la raconte les évangiles de Matthieu et de Luc et plusieurs textes apocryphes.

Ce que je mets en relation avec les manières catholiques et protestantes de célébrer la communion:

  • La manière protestante de « faire la crèche » correspond à la manière protestante de « faire la cène ». Dans les deux cas, on veut se souvenir de ce que Dieu a fait une fois pour toute.
  • La manière catholique de « faire la crèche » correspond à la manière catholique de « faire l’eucharistie ». Dans les deux cas, on croit (au sens fort d’être convaincu) que l’Église peut et doit refaire ce que Dieu a fait.

P.S. Si vous trouvez que tout cela n’a aucune importance, vous n’avez pas entièrement tort. Mais vous n’aurez pas entièrement raison non plus…

2 commentaires

  1. Ce qui m’interroge, ce n’est pas tant le moment et le lieu pour mettre Jésus en crèche, mais ce qui se passe dans celui qui est responsable de choisir un lieu, en public, pour y mettre Jésus. Je pense ici aux pasteurs , prêtres ou diacres qui non seulement doivent y répondre d’abord intérieurement avant de prêcher: « où vais-je me situer par rapport à Jésus? ». Puis affronter inconsciemment leur angoisse de ne pas vraiment savoir, au-delà des formules ecclésiastiques?. Où trouver la paix devant le jugement du public, protestant ou catholique?

    Et si l’une des pistes pour les ministres était de regarder longuement l’enfant Jésus, et de se laisse imprégner par sa confiance et sa paix, en Dieu?, et aussi son courage de vivre librement et dans la confiance, dans un milieu peu accueillant. Puis de le dire en non verbal? « Paix sur la terre », n’est-ce pas ce qui nous est dit pour dépasser nos peurs?

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