Berger, brebis, collègues. Condition animale et monde du travail

Je ne suis pas spéciste. Je mets l’être humain avant les animaux. Mais je suis sensible à la condition animale.

Et quand, lors d’un débat organisé par la Société vaudoise de théologie consacré aux «Églises et au bien commun », le philosophe Fabrice Hadjadj (consulter sa page sur Wikipedia) a affirmé que « berger et brebis sont collègues », j’ai fait une crise d’indignation.

Je connaissais déjà cette définition du ou de la collègue : «Une personne qui fait le même travail que moi mais en moins bien.» Mais il me faut maintenant la modifier :

«Un·e collègue, c’est une personne que j’exploite, que je trais, que je tonds et que je tue quand j’en ai l’envie (ou que j’envoie à l’abattoir si c’est trop pénible pour moi).»

Quelle conception est ainsi pervertie ? Celle de la relation avec les animaux ou celle du monde du travail ? J’aurais tendance à répondre : « Toutes les deux ! ».

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