Vers un « Notre Père-Mère » plus inclusif: 2 propositions

Depuis 2018, on sait que la prière du « Notre Père » est modifiable puisque les Églises chrétiennes ont remplacé la demande « ne nous soumets pas à la tentation » par « ne nous laisse pas entrer en tentation » (voir mon article Vers plusieurs « Notre Père » ?)

De mon côté, en privé et dans le culte — à voix basse pour ne pas perturber mes voisin·es —, j’exprime deux modifications qui visent à rendre la prière plus inclusive.

Je les indique en majuscule, en gras et en rouge, sur la version protestante (principale différence : les communautés protestantes récitent toute la prière, tandis que les communautés catholiques et orthodoxes laissent les trois dernières phrases à l’officiant·e) :

Notre Père-MÈRE qui es aux cieux,

Que ton nom soit sanctifié,
Que ton règne vienne,
Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel,

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
Pardonne-nous nos offenses,
Comme nous pardonnons aussi,
À CELLES ET ceux qui nous ont offensé·Es,
Et ne nous laisse pas entrer en tentation,
Mais délivre-nous du mal.

Car c’est à toi qu’appartiennent le règne,
La puissance et la gloire,
Pour les siècles des siècles,

Amen !

J’ajoute deux remarques :

  1. S’adresser à Dieu comme Père-Mère me semble aller de soi. Et je ne fais que m’inscrire dans une assez longue histoire.
  2. On me dira peut-être que rappeler que des femmes aussi ont pu m’offenser n’est pas prioritaire, que je pourrai mentionner leurs limites après que j’aurai reconnu toutes leurs qualités. Je fais remarquer que reconnaître leur responsabilité me permet de leur pardonner.

Bien entendu, je doute que ces deux modifications soient un jour adoptées. Mais j’aurai fait ma proposition.


Vigousse 58, 23 septembre 2022

59 commentaires

  1. Masturbation mentale… ce qui importe est ce que nous avons dans notre cœur et non pas les mots pour le dire. C’est un sujet (une sujette ? 😅) à la mode c’est tout ! Priez avec votre cœur et vos mots et vivez l’évangile comme vous y arrivez. C’est cela qui compte !

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    1. Bonjour Patrick,
      Merci pour votre commentaire que je respecte, même si je ne suis pas d’accord avec vous. Nos mots disent parfois, souvent ce que l’on a dans le cœur. Et comme vous me le conseillez, je continuerai à prier avec mon cœur, avec mes mots et à tenter de vivre comme je comprends l’évangile.
      Avec mes amitiés, Oliver

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      1. C’est un peu étonnant de la part d’un protestant de faire fi complètement de la Bible où Dieu n’est jamais appelé mère.
        Notre mère c’est Jérusalem
        L’idéologie n’a pas sa place dans notre relation à Dieu
        Claire

        Claire

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      2. Bonjour Claire,
        En tant que protestant, je crois que Dieu se révèle dans la Bible et aussi dans ce que nous appelons, de manière un peu compliquée, le Témoignage intérieur du Saint Esprit. Ce qui signifie très concrètement que Dieu m’autorise à abandonner ou corriger certains principes de la Bible. Par exemple, je ne maudis pas les figuiers qui ne donnent pas de fruits et je trouve normal que les femmes puissent parler dans les assemblées.
        J’ajoute que je ne fais pas complètement fi de la Bible, puisque je garde la prière du « Notre Père » que je modifie. Il serait beaucoup plus facile de « jeter le bébé avec la paille de la crèche ».
        Avec mes amitiés,
        Olivier

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  2. Bonjour,
    Je suis effaré mais pas surpris de vos propos car venant d un culte qui a gravement offense Dieu en créant un schisme avec la religion du Père. Votre chance,pour vous est d être écouté par un pape qui est un ennemi de notre Sainte Mère l Église.
    Vos justifications sont du pur verbiage woke .Dieu s est fait Homme et non autre chose ou genre.c est a dire qu il est venu pour les hommes et femmes.Le reste c est de la biologie de marche.

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    1. Bonjour Gérald,
      Je me suis donné comme principe d’accepter tous les commentaires, même quand ils sont à la limite de la correction.
      Je lis dans l’évangile qu’il y’a plusieurs chambres dans la maison du Père ». Visiblement, nous n’habitons pas dans la même. Chez vous, on semble certain de savoir ce que Dieu veut et ne veut pas. Chez moi, on est plus modeste ou plus prudent. Il est possible vous ayez raison et que j’aie tort, que vous soyez sauvé et que je sois damné au jour du jugement. Mais en attendant, j’essaye de faire du bien.
      Avec mes amitiés,
      Olivier

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  3. Cher Monsieur. J’ai longtemps cru que la religion chrétienne était le dernier sanctuaire à l’abri du « politiquement correct » qui ravage actuellement notre civilisation… En vous lisant, je me rend compte de mon erreur. Votre proposition ainsi que votre emploi intensif de l’écriture inclusive trahissent votre soumission aux nouveaux dogmes venus d’outre-Atlantique… C’est bien dommage de chercher à modifier une prière qui est déjà, par nature, un texte d’amour et d’ouverture. Bien à vous.

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    1. Cher Monsieur,
      Pour moi, il s’agit surtout d’être évangéliquement correct. Et si mon écriture trahit quelque chose, c’est mon désir de n’exclure personne de ma prière et de rendre pleinement justice au Dieu en qui je crois.
      En vous remerciant de votre commentaire, je vous adresse mes meilleures salutations,
      Olivier

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  4. Merci pour cette réflexion sur le « Notre Père » trouvée dans notre journal « La Croix »!
    Nous sommes tout à fait d’accord avec ce que vous proposez et allons transférer votre propos à nos petites filles et petits fils qui sont particulièrement sensibles à ces sujets. Mais nous préférerions dire : »Notre Mère et Père qui est aux cieux », plutôt que … »qui êtes aux cieux ». En effet, s’il est bien père et mère à la fois, Dieu reste « un » dans son essence même… Qu’en pensez-vous ?
    Bien cordialement.
    EJF

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    1. Bonsoir,
      Merci beaucoup pour ce gentil message. Et je souscris totalement à votre proposition. Dieu reste un et le singulier s’impose. Je n’avais même pas vu le problème.
      Ave mes amitiés,
      Olivier

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  5. À mes yeux, cette distinction systématique entre homme et femme aboutis à les dresser l un contre l autre au lieu de les envisager en partenaire égaux en dignité mais différents.
    L évolution de la société me paraît aller dans le sens de l affrontement, voire de la haine entre les sex et non vers une plus grande fraternité et une reconnaissance mutuelle.
    Quant à Dieu; il est notre créateur et nous sommes ses créatures. S il fallait changer le notre père, il serait plus exact de dire : «  notre créateur qui êtes aux cieux…. » .

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    1. Bonjour Fabienne,
      Je vous remercie pour ce commentaire critique mais formulé avec délicatesse.
      Pour ma part, il me semble que l’usage exclusif du masculin n’a pas conduit à envisager les femmes et les hommes « en partenaires égaux en dignités mais différents » mais à soumettre les femmes aux hommes. Et en particulier dans les Églises chrétiennes. Mes propositions pourraient conduire vers plus de fraternité et de sororité et plus de reconnaissance mutuelle. J’y crois. Mais peut-être que je me trompe.
      Avec mes amitiés,
      Olivier

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  6. « Notre Père, notre Mère qui êtes aux cieux …  » Cette proposition relève finalement d’une interprétation littérale de la Bible : comme si Père signifiait ici père biologique. Si l’on connaît un peu l’Ecriture, on sait que Dieu est décrit à la fois comme père et mère. Ce littéralisme tue un symbolisme qui doit faire l’objet d’une étude interprétative respectueuse des textes originaux où les mots s’enrichissent de multiples consonances. Accéder à ces simplifications inclusives c’est refuser toute poétique au langage, toute liberté d’interprétation autre que littérale et instaurer finalement un totalitarisme de la pensée que cette quête éperdue d’inclusion prétend par ailleurs combattre. C’est là le propre des fondamentalismes.  » Moi, je suis Dieu, et non pas homme  » (Osée 11, 9)

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    1. Bonjour Philippe,
      Je vous donne partiellement raison.
      Raison, parce que faire de Dieu une mère ou un père uniquement biologique relèverait d’une interprétation trop littérale de la Bible. Encore que chaque être humain sait qu’il a des parents et que Dieu ne peut être mère et père que d’une manière symbolique. Partiellement, car, dans ma tribune du journal La Croix (« Pour un Notre Père plus inclusif » https://www.la-croix.com/Debats/Notre-Pere-inclusif-2022-09-15-1201233411, j’ai pris soin de préciser que Dieu est aussi une mère adoptive et un père adoptif pour ne pas m’enfermer dans une sorte de créationnisme.
      Quant à votre remarque sur un Dieu décrit dans la Bible comme père et mère, elle me pousse justement à le dire dans ma prière.
      Enfin, je suis totalement d’accord avec la citation d’Osée. Dieu est tout autre, au-delà de toute représentation, y compris le mot « Dieu » qui en est une. On peut alors se taire ou accepter de passer par des mots et des notes, des images, des goûts, des odeurs, des matières des gestes et des postures pour indiquer quelque chose de notre relation à Dieu.
      Avec mes amitiés,
      Olivier

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      1. Merci pour votre réponse. Le problème pour moi est de respecter les textes des Ecritures, sinon il faudrait tout réécrire selon notre actuelle façon de penser. Seule la confrontation à ceux-ci et leur interprétation jamais achevée peut amener la valeur ajoutée qui les fait vivre pour nous et nous permet de nous les approprier dans notre relation personnelle et communautaire à la transcendance. Il faut aussi inventer d’autres textes qui repartent de leur tradition mais seul le langage poétique permet de garder cette ouverture sur la transcendance. En bref, inventer un « Notre Père » qui repart de celui proposé par Jésus en développant certaines idées qui nous touchent davantage mais garder aussi le « Notre Père » de Jésus tel qu’il nous l’a donné. Enfin, méfions-nous de toutes ces notions d’inclusivité en particulier dans l’écriture (car comment prononcer ?), cessons de déconstruire à tout va. Oui à la critique constructive de notre passé et de notre présent. Comme je l’ai déjà écrit, certains fondamentalistes n’attendent que la déstabilisation de notre société pour nous soumettre à leur pouvoir. Oui à un féminisme éclairé, non au patriarcat, non à des caprices de midinettes en mal de reconnaissance et issues très majoritairement de milieux favorisés.

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      2. Merci Philippe,
        J’aime beaucoup vos propositions. Si vous avez écrit ou que vous connaissez un Notre Père comme vous le concevez, dites-le moi. Mais je souligne un problème que relèvent certains commentaires: une telle prière garderait-elle encore un caractère « universel »?
        Avec mes amitiés,
        Olivier

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  7. Merci Olivier pour ces remarques pertinentes. Ça fait quelques années que je glisse, dans le NP, le « comme nous pardonnons à celles et ceux » – du moins lorsque ce n’est pas moi qui officie. Car évidemment, depuis que je suis pasteur, j’ai bien moins souvent l’occasion de prier ainsi : je ne veux pas casser l’harmonie de cette si belle prière lorsque je la dirige.
    Au plaisir de nous revoir, ici où là.

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    1. Bonjour Thébaud,
      Merci de voter commentaire tout en finesse. Il est vrai que moi aussi quand je « mène la prière », je me conforme aux habitudes. Mais si j’étais pasteur de paroisse, je pense que je demanderais à ma communauté ce qu’elle en pense.
      Avec mes amitiés,
      Olivier

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  8. Mais dites moi pour un protestant que vous prétendez être… Vous nous menez tout droit vers le paganisme…
    Et puis, le fameux sola scriptura… A propos de la prière qui réunit tous les chrétiens… Vous voulez les diviser la dessus ?
    Chez vous c’est sola la scriptura que je modifie à mon goût (wokiste)

    Je ne vous félicite pas, monsieur le diviseur, mais vous avez le vent dans le dos, et recevrez sûrement les félicitations de vos pairs et supérieurs !

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    1. Bonjour Fabien,
      Je vous sens narquois. Je partage votre remarque sur « la prière qui réunit tous les chrétiens » (mais pas les chrétiennes, selon votre expression). Mais peut-être que toutes les Églises, unies, pourraient accepter mes propositions? Quand à vos remarques sur la sola scriptura (l’Écriture, au sens de la Bible, seule), elle est intéressante. Le protestantisme réformé lui ajoute un autre principe, le Témoignage intérieur du Saint-Esprit, l’idée que Dieu se révèle aussi ailleurs que dans la Bible. Il le fait notamment pour répondre aux nouveaux défis que pose un monde qui change.
      Avec mes amitiés,
      Olivier

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      1. Tout à fait monsieur le théologien. Mais vous avez remarqué que sola scriptura est en tension avec les autre solas, et que quelqu’un se réclamant de la Réforme se doit de ne pas en exclure un pour privilégier l’autre selon son envie idéologique. Ce n’est pas parceque « sola fide » que je dois dire que la Bible est périmée, ou alors, je fonde ou nouveau courant religieux (et il faut assumer).
        C’est d’autant plus grave que ceci concerne la prière qui réunit tous les chrétiens du monde, toutes églises confondues. Vous devriez aborder ce sujet en tremblant, si vous vous rendiez compte de la responsabilité que vous aviez.
        PS : mes première remarque quand au caractère diviseur de votre travail semblent narquoises, mais elles sont réelles, et une réponse sur le fond de votre part serait tout de même un peu plus raisonnables.

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      2. Bonjour Fabien,
        Merci de poursuivre le dialogue. Et voici mes réponses sur vos deux critiques:
        1. Sur le sola scriptura: je mets au défi quiconque – et vous aussi – de me montrer qu’elle ou qu’il applique tous les textes de tous les livres de toute la Bible. Nous faisons toutes et tous – et vous comme moi – des choix parmi les textes bibliques. Nous jugeons que certains sont périmés et que d’autres nous concernent encore. C,est comme ça. Nous pouvons vivre dans le déni ou l’assumer. Moi j’ai choisi de l’assumer. J’ai déjà beaucoup parlé de mon rapport à la Bible sur mon blogue. Si cela vous intéresse, vous pouvez notamment lire ma prédication « La Bible ne parle pas, la Bible ne dit rien » (https://olivierbauer.org/2019/02/06/la-bible-ne-parle-pas-la-bible-ne-dit-rien-1-predication-en-5-images-seulement/).
        2. Sur la division: la prière du « Notre Père-Mère » ne réunit pas complètement tou·tes les chrétien·nes du monde, puisque les Églises catholiques et orthodoxes réservent aux seuls prêtres ou officiant·es la dernière phrase (« Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire ») et que les Églises protestantes confient toute la prière à toute la communauté. Il es possible de faire évoluer le « Notre Père-Mère », sans provoquer de division. C’est ce qu’a fait l’Église catholique romaine francophone quand elle a modifié ce qui concernait la tentation (nouvelle version: « Ne nous laisse pas entrer en tentation »). C’est ce qu’ont fait les autres Églises chrétiennes quand elles ont adopté cette nouvelle version. Enfin, je vous rappelle que mes propositions ne sont que des propositions. Je n’ai ni l’envie ni le pouvoir de les imposer à aucune Église, ni à personne.
        Avec mes amitiés,
        Olivier

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      3. Bonjour Olivier.

        Sur votre point n°2, je dirais que le Notre Père n’a pas été modifié ; mais qu’une traduction différente a été adoptée par les églises francophones (ne nous laisse pas entrer…). Ce n’est pas pareil. Or, « Pater », en grec, ne signifiera jamais « Père-Mère »

        Et sur le point n°1, je le redis, le texte du Notre Père, dans toutes ses traductions, réunit toutes les confessions, dans toutes les époques, quelques soit le statut du lecteur, de la lectrice, des lecteurs divers et variés. Quelle que soit justement la théologie qui porte la confession chrétienne d’une église.
        Et je rajouterai que le Christ lui-même n’a pas osé modifier les textes (il allait plus loin, nuance).

        Mais vous, proposez de modifier un texte, en ajoutant « Père-Mère », en prenant de haut plus de 2000 ans de communauté chrétienne. Et en divisant donc une église universelle qui n’a vraiment pas besoin de ça aujourd’hui…

        Je n’ai pas lu votre texte ayant pour titre « la Bible ne parle pas, ne dit rien ». Etant donné la hauteur de votre approche du Notre Père, et celle du titre du texte que vous citez, je m’en passerais.
        J’aurais envie de vous dire, pour terminer sur une note humoristique, que si la Bible ne vous parle pas, qu’elle ne vous dit rien… Il ne faut alors pas que vous en parliez.
        Moi, le ski ne me parle pas, alors je n’en parle pas.

        Merci tout de même Olivier d’accepter de publier les commentaires et critiques. C’est bien le seul point appréciable dans toute cette histoire.

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  9. Avec des chrétiens comme vous, on a pas besoin de « wokes » ni de Franc-maçons… (mais je suppose que ces deux catégories sont le summum de la respectabilité pour vous de toutes façons)

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  10. Et 1 baltringue de plus dans la galaxie des décérébrés !!
    La prochaine évolution..Dieu LGBT!
    « Notre Lesbien Gay Bi Trans Père et Mère » ..
    Cela va être sympa dans les catéchèses !!

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    1. Bonjour Antikon,
      Merci de votre commentaire. Vous me donnez envie de vous répondre que, dans les catéchèses, ce sera toujours plus sympa que les cas d’abus sexuels. Et je prie les catéchètes de m’excuser de ne pas faire dans la nuance.
      Avec mes salutations,
      Olivier

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  11. Bonjour,
    La Trinité c’est Dieu le père, Dieu le fils , Dieu le Saint Esprit. Rien de plus rien de moins.
    Marie n’est pas ma mère, elle est la mère de Jésus. En revanche, elle est pleinement ma soeur au même titre que les apôtres qui sont mes frères.
    Je vous rappelle ce verset de la Bible qui dit
     » Il n’y a qu’un seul intermédiaire entre Dieu et les hommes,. Jésus » et aussi « nul ne vient au Père que par moi (Jésus).
    Malheureusement, je crois que vous cedez aux sirènes tapageuses du mouvement LGBT etc…
    Ils ne sont qu’une infime minorité. Ceci dit, l: Eglise doit prendre en compte ces nouveaux venus tout en gardant fermement la doctrine. Je vous concède que c’est difficile car nous avons un devoir d’accueil mais le « vent » du monde qui se perd ne doit pas influencer nos églises.
    Cordialement

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    1. Bonjour Alba,
      Merci d’avoir pris le temps de rédiger un commentaire long et précis.
      Comme vous, je crois que Marie est ma sœur; j’ajoute, sœur aînée et les apôtres sont mes grands frères.
      Et je crois que d’appeler Dieu Père et Mère rend mieux justice à Dieu pour tout ce que je lui dois. Et en plus, cela m’évite de l’enfermer dans une seule catégorie, celle de « Père », et de m’en faire une image trop humaine, une idole. Je crois que Dieu est au-delà de la paternité, au-delà de la maternité, au delà de la parentalité; Dieu est Père-Mère et Fils. Dieu est même au-delà de l’humanité; Dieu et Père-Mère-Fils et Esprit.
      Avec mes amitiés,
      Olivier

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  12. C’est fatiguant de lire vos injonctions inclusives qui partent dans tous les sens!!!
    Arrêtez d’écrire dans La Croix, où bien que ce journal change de nom!!
    C’est honteux… STOP

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    1. Bonjour Anne Laure,
      Je vous ressens très agressive, ce qui me fait de la peine pour vous. Est-ce que quelqu’un vous a obligée à lire mon texte? Sinon, je vous conseille de ne lire que ce que vous approuvez. Vous vous en porterez mieux.
      Avec mes amitiés,
      Olivier

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  13. Bravo pour cet excellent canular.
    Félicitations à ce théologien qui ridiculise avec une ironie souveraine tous les crétins.nes wokistes et les partisans.nes
    de l’écriture inclusive. La bêtise et la débilité démagogique de notre époque donnent une idée de l’infini. Bravo à M. Bauer de dénoncer avec tant de subtilité le crétinisme contemporain !

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    1. Bonjour Vincent,
      Comme vous l’avez relevé c’est un canular évidemment.
      Aucune femme n’a jamais souffert d’aucune discrimination ni d’aucun mépris dans aucune Église chrétienne. Et les théologiens et les ecclésiastiques n’ont jamais fait preuve de bêtise et de crétinisme.
      À moins que ce soit dans cette réponse que je plaisante?
      Avec mes amitiés,
      Olivier

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      1. Match nul.
        Il est peu probable, je le crains, que nos orbites puissent devenir sécantes. Mais j’ai du respect pour votre savoir et votre courtoisie.
        Amitiés, Vincent.
                                                                                      

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  14. Dans l’évangile de Jean, Jésus dit (17 versets 14 et suivants): « Je leur ai donné ta parole; et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité. »

    Ce texte est notre boussole chrétienne dans un monde qui refuse d’être soumis à autre chose que lui-même. Les idéologies sont dans le monde mais le christianisme hérité de la révélation juive n’est pas une idéologie et nos églises sont encore moins des ONG.

    Vous reproduisez avec une naïveté confondante la terrible erreur des années 1960-1970 qui fut d’idéologiser le christianisme (à l’époque le marxisme) au nom de l’ouverture au monde alors qu’il aurait fallu christianiser l’idéologie (et ce d’autant plus que le marxisme ce sont les évangiles sans Jésus le Christ). Jésus nous a placés au coeur du monde pour témoigner de ce qui n’est pas de ce monde mais qui est pour ce monde afin que ce monde-ci soit délivré du Mal: c’est l’objet même de la prière à Notre Père.

    L’idéologie progressiste de l’inclusion procède d’un égalitarisme post-marxiste de type niveleur qui considère qu’il faut tout mettre au même niveau, tout mélanger, tout confondre, détruire les limites, les différences, les hiérarchies et les ordres au nom de l’Egalité. Et on ne saurait mieux décrire l’enfer que par la confusion des ordres (Pascal) ou l’inversion des valeurs que cela induit (nihilisme). Une profanation de la prière du Notre Père reçue du Christ lui-même! Quelle meilleure façon de tuer Dieu? (pour reprendre l’apostrophe de Nietzsche…)

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    1. Bonjour Philippe,
      Je vous remercie d’avoir pris le mes de formuler un commentaire aussi long et précis.
      Je comprends votre point de vue, même si je ne le partage pas.
      Toute la difficulté est d’être dans le monde sans être du monde. Et je crois que chaque expression de foi, chaque théologique est marquée par son contexte. Même celles (au pluriel) de Jésus, de « Matthieu », « Marc », « Luc » et « Jean ». Elles sont (entre autres) celles d’hommes (oui!), juifs, vivant au 1er siècle au Proche Orient. La responsabilité de chaque chrétien·ne est de vivre et de penser sa foi et sa théologie dans le monde qui est le sien.
      C’est ce que j’essaye de faire. Je me trompe sûrement parfois (ou souvent). Mon seul critère, c’est de formuler un christianisme qui fasse du bien. J’ai la prétention de croire que c’était déjà la règle que Jésus suivait.
      Avec mes amitiés,
      Olivier

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      1. Merci pour votre réponse. Vous dites qu’il faut formuler un « christianisme qui fasse du bien » et que Jésus avait la même idée au point qu’il tenta, jusqu’à en mourir en d’atroces souffrances sur le bois infâme de la croix, d’ouvrir une voie inédite vers Dieu LE Père (le masculin en français c’est AUSSI le neutre), une voie spirituelle fracassant la prison littérale des Pharisiens et la fortesse de pouvoir social des Saduccéens… Mais il ne faut pas oublier que Jésus reprochait durement aux Pharisiens d’instrumentaliser les paroles et les mots de la Torah pour servir un pouvoir politique et idéologique, une fin qui justifie tous les moyens, un enfer pavé des meilleures intentions: c’est ainsi que les idéologies se présentent aux hommes quelles que soient les époques. Et la première victime d’une idéologie conquérante ce sont les mots et le sens des mots. Je crains d’avoir à penser que les Pharisiens en ce début du XXIème siècle sont du côté de ces progressistes déconstructeurs venus des campus américains qui nous reviennent ici comme un boomerang après leur mauvaise digestion de quelques philosophes français qui étaient à la mode dans les années 1960 -1970: la révélation chrétienne n’est pas une idéologie et échappe spirituellement à sa relativisation historique. Il ne s’agit pas de libérer la révélation chrétienne du contexte historique ou de civilisation qui l’a vue naître ou de l’actualiser afin de l’adapter au mieux à notre contexte civilisationnel actuel: il s’agit de faire ce que Jésus nous dit de faire dans Jean 17/14. Etre au coeur d’un monde qui change en permanence pour le meilleur ou le pire avec, plantée dans le coeur, une révélation qui, elle ne change pas, car si le monde doit changer pour être meilleur c’est parce que les ouvriers du Christ sont à l’oeuvre: si la révélation chrétienne avait été changée pour tenir compte du Monde de l’antiquité gréco-romaine tardive, nous ne serions pas là pour en témoigner encore 2000 ans plus tard. La tentation de modifier le texte pour tenir compte de l’époque a déjà existé dans l’histoire de l’église chrétienne au cours des II et IIIe siècles après le Christ : ce fut le temps difficile de la « gnose » et de toutes les grandes hérésies de ceux qui veulent toujours voir midi à leur porte ou une religion qui leur « fasse du bien » (confort moral et intellectuel)… Pas sûr que Jésus voulait cela.

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      2. Bonjour Philippe,
        Un peu pressé, je me permets de vous remercier de votre commentaire et d’écrire avec Jean-Paul Sartre (certainement hors contexte) que l’enfer, c’est toujours les autres.
        Avec mes amitiés,
        Olivier

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      3. « L’enfer ce sont les autres » disait effectivement Sartre et j’ai envie de préciser: surtout avec Sartre qui n’avait pas hésité à remplacer le débat par le combat en ouvrant la porte à l’instrumentalisation des mots par le militantisme idéologique, la fin justifiant tous les moyens. Orwell l’avait noté aussi. Les Juifs accordaient et accordent toujours une importance capitale à la signification précise des lettres et des mots car c’est grâce à eux que la conscience humaine se fait l’instrument du projet du Créateur: en conséquence, la manipulation du langage ou d’un texte peut être même considérée comme une imposture sinon comme un sacrilège…

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    2. Bravo… vous avez très bien parlé ! Ce type de bourdieuserie (par rapport aux idées mortifères de Pierre Bourdieu) vident autant nos église qu’autrefois certaines bondieuseries qui tenaient plus de la superstition que de la Foi, d’ailleurs la très grande majorité des croyants des Trois Religions du Livre récusent ce modernisme à la solde des idéologies mondaines, le plus souvent à fond marxiste. Comme pasteur réformé français, je lutte contre l’Ecriture inclusive et le Wokisme, qui n’ont pas leur place dans l’Eglise qui est Une et Universelle, pas la somme de toutes sortes de petites communautés de races, de cultures, de genre…

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  15. Ça se dit théologien, mais ça n’a aucune référence théologique.
    Vous affirmez des choses en vous réclamant d’une église, alors que ce n’est pas le cas. Votre discours provient de la mode des sociologues post modernes.
    En fin de compte, vous vous ressemblez tous, vous êtes des clones de la pensée dite « inclusive » « intersectionelle » « wokiste ».
    Ni original, ni pertinent.

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    1. Bonjour Bernard,
      Vous condamnez sans argumenter. Je devrais vous donner raison par principe.
      Ce genre d’attitude autoritaire conduit des personnes à défendre une pensée que vous jugez inclusiviste, intersectionnelle et wokiste. À mon avis, elle rend cette pensée originale , pertinente et légitime.
      Bonne journée,
      Olivier

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  16. Eh bien… je lis tout les commentaires, certains sont au raz des pâquerettes…
    Vous avez de la patience de répondre à tout ça.
    Mais vous ne répondez jamais sur les arguments, toujours à côté. De la « punchline » en quelque sorte

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    1. Bonjour Pietro,
      Je vois remercie de ce commentaire. Sur la forme, j’essaye d’être poli. Sur le fond, j’y réponds régulièrement sur mon blogue.
      Avec mes amitiés, Olivier

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  17. Bonjour, Je ne suis pas Protestant, encore moins théologien, mais cette proposition m’étonne quelque peu.
    Certains vous reprochent de suivre une mode, je le crois assez volontiers, c’est assez « dans le vent » de promouvoir l’écriture inclusive ou un certain ultra-féminisme assez peu fondé (être dans le vent, c’est le sort des feuilles mortes). Plus fondamentalement et, si j’ose, plus bibliquement, pensez-vous que les prophètes de l’AT étaient dans le vent ou plutôt s’efforçaient de naviguer contre le vent dominant de leur époque ? Les Chrétiens n’ont jamais gagné à se raccrocher au dernier train en vogue. Le train en question allait souvent en direction d’un dépôt ou d’une voie de garage (ce fut le cas avec le marxisme, mais aussi avec d’autres idées dans l’air du temps). Vous êtes dans le monde, mais vous n’êtes pas de ce monde…
    Le Dieu de la Bible est l’innommable, le non représentable, raison pour laquelle il a souvent plusieurs noms dont celui de Tout Autre, traduction de sa transcendance. Les dieux romains ou grecs sont des copies assez fades de notre humanité : rien de tel dans la tradition judéo-chrétienne. Vouloir à tout prix se construire un Dieu à notre image (père, mère, mâle, femelle), c’est imiter le père d’Abraham qui fabriquait des idoles. L’homme est créé à l’image de Dieu, mais il ne connait aucune image de ce Dieu, sauf Jésus de Nazareth qui nous le révèle (« Personne n’a jamais vu Dieu, le Fils l’a fait connaitre », dit-il). Il est la seule image de Dieu pour nous les hommes. Cessons d’en inventer d’autres et de retomber dans l’idolâtrie.
    Je vous recommande la lecture d’un catholique – non théologien, mais philosophe et historien – Rémi Brague qui nous explique pourquoi le qualificatif de Père est appliqué au Dieu des chrétiens dans son ouvrage « Du Dieu des chrétiens et d’un ou deux autres » .
    Bonne lecture.

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    1. Bonjour Pierre,
      Je vous remercie d’avoir pris la peine de formuler ce commentaire profond et mesuré. Et de m’avoir indiqué cette référence bibliographique.
      Je crois être d’accord avec vous sur la radicale transcendance et totale altérité de « Dieu ». J’emploie parfois ces guillemets pour souligner comment ce nom est déjà idolâtre. Dassin un article scientifique, j’ai proposé d’utiliser plutôt « quelque chose ou quelqu’un comme Dieu »; aujourd’hui, je dirais plutôt « ce que ou qui par commodité je nomme Dieu ». Mais si toutes nos représentations et nos images de l’Absolu ou de l’Ultime sont inadéquates, y compris évidemment celle d’un Dieu Père, alors, que faire?
      On peut simplement se taire.
      On peut aussi tenter de brouiller les pistes et transmettre « Dieu » d’une manière toujours nouvelle, inattendue, incongrue. C’est la manière que j’ai choisie.
      Enfin, dans un monde qui commence à faire plus de place aux femmes et aux autres minorités, je ne crois pas nécessaire de se montrer machiste et misogyne pour être fidèle à Jésus-Christ et à son Dieu. À lire les commentaires de personnes se réclamant du christianisme, j’ai souvent l’impression que le vent me vient de face.
      Avec mes amitiés,
      Olivier

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  18. L’article que vous citez n’est pas « moins précis » : il n’a rien à voir. C’est une simple mention de votre « prière » sur un site connu d’extrême-droite. Où est le rapport ?

    Permettez, mais vous donnez l’impression de vouloir ici ramener un article construit qui vous critique sur la base de faits à des « opinions politiques » extrémistes – faire du Godwin, en somme.

    Une réponse faisant appel à la raison serait plus convaincante – d’autant plus que c’est précisément ce genre de tactiques politiciennes que l’article vous reproche.

    Je l’espère sincèrement, dans l’intérêt du débat.
    Marie

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  19. « Délivrez nous du Mal » ou « Délivrez nous du Mâle » ?

    Le Notre Père est la prière que notre Seigneur Jésus nous a laissée pour lutter justement contre le Mal (prière propitiatoire) avec ses sept affirmations car le chiffre sept symbolise la parfaite union entre le Créateur et sa création: c’est précisément cette union harmonieuse que le Diviseur en chef met régulièrement à mal justement et on sait qu’un diable dort dans le moindre détail. La langue française et ses homophonies grammaticales particulièrement signifiantes nous dit tout d’un enfer toujours pavé de bonnes intentions et Le Notre Père c’est, justement! la prière qui doit nous en sortir…

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    1. Bonjour Philippe,
      N’ai-je pas raison de débusquer le diable qui se cachait depuis deux mille ans dans deux détails, le titre « Père » et les formulations exclusivement au masculin?
      Bonne journée,
      Olivier

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      1. Mais vous feignez d’ignorer que le genre masculin c’est aussi le genre neutre en français…

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  20. Théologien protestant français, pasteur en paroisse de grande dissémination, je récuse cette folle traduction qui est à mille lieu du Sola Scriptura (l’Ecriture seule comme norme de Foi) mis en avant par la Réforme. De même, par fidélité à la lettre des deux versions évangéliques du Notre Père (en Luc et Matthieu), je continue à faire réciter la version qui sous-entend que c’est Dieu qui nous conduit dans l’épreuve, « nous soumet à la tentation » : puisque rien ne peut échapper à Dieu, ou sinon c’est qu’il y aurait un autre dieu (celui qui envoie le Mal) à ses côtés. De plus, dire que Dieu est « Père » dans le Judaïsme et le Christianisme, c’est justement dire qu’il n’est pas comme les « déesses mères » du passé, liées à la Nature, la toute puissance maternelle (parfois étouffante, castratrice) : le Père, symboliquement, est celui qui nomme, qui fait de ses enfants une communauté de frères et des soeurs. Symboliquement, le « père » et la « mère » ont des rôles différents et complémentaires pour l’établissement de notre équilibre psychique, ils ne sont pas interchangeables !!! L’Ecriture inclusive c’est donc juste un gadget politique, qui plus est non adapté aux dyslexiques, bien plus nombreux que la poignée d’individus qui se disent non-binaires. Gardons notre bonne vieille Grammaire, la Langue de Voltaire et de Hugo… ce n’est pas de là que viennent toutes les inégalités entre les sexes n’en déplaise à certains (qui inclus là les « certaines »). N’affaiblissons pas le Christianisme et notre culture avec ces délires !

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      1. Je comprends… Même si je suis dans un positionnement plus « orthodoxe », je trouve bon qu’on puisse se « disputer » à l’ancienne ; mais cela devient rare, car nos pastorales comme nos synodes n’en laissent plus la place, n’étant souvent que des lieux d’échanges sur des questions théologiquement secondaires voire des chambres d’enregistrements de textes par trop bétonnés en amont. Je crois qu’on a le même âge, mais moi je viens de milieu catholique populaire et provençal, et si j’ai choisi à 26 ans de rejoindre l’ERF, c’est à travers Calvin et sa pensée, pour moi assez proche de la rigueur philosophique et sémantique de Thomas d’Aquin (je suis aussi médiéviste). Après, mon seul point avec les « libéraux », c’est mon judéo-christianisme, le « Seul Dieu et Dieu » ! Par contre, depuis plus de 22 ans que je suis engagé dans le dialogue interreligieux, j’ai pu voir que là où les lieux de prières sont pleins, c’est là où on ose encore donner du sens aux choses et surtout du cadre, notamment en matière éthique. Du coup, je crois que les dérives socio-politiques des églises luthéro-réformées européennes, si elles nous amènent quelques personnes à la marge, notamment venant de la jeunesse écolo ou LGBT, elles crispent notre base et d’autres, en recherche d’une parole qui ne soit pas du monde, comme l’aurait dit Jean. La preuve, les églises évangéliques, modernes sur la forme mais très conservatrices sur le fond… et qui elles sont pleines, y compris de jeunes en errance spirituelle ! En tout cas, que Dieu bénisse ton ministère !

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