Fêtes et tabous (buffet-conférence alimentation & spiritualité n° 1)

En septembre-octobre 2022, je donne quatre « buffet-conférences » à l’Espace Madeleine à Genève. Voici le premier en image commentée.

Cliquer sur l’image pour l’agrandir. © Olivier Bauer 09/2022

Mon gâteau aux pruneaux pour le Jeûne fédéral

En Suisse, le « Jeûne fédéral » est une journée de repentance et d’action de grâce décrétée par les pouvoirs publics. Ce n’est pas un véritable jeûne, puisqu’on y mange peu, mais qu’on y mange quand-même. Traditionnellement, on y mange un gâteau aux pruneaux (ou tarte aux prunes) qui présente un triple avantage:

  1. Être un plat de saison, ce qui permet d’être en phase avec la nature.
  2. Coûter peu, ce qui permet de faire un don à celles et ceux qui en ont besoin.
  3. Pouvoir être cuisiné à l’avance, ce qui permet aux cuisinières – et maintenant aux cuisiniers – de participer au culte ou à la messe.

Mon gâteau aux pruneaux est fait maison et sans gluten.

999 + 1?

Mon blogue compte 999 abonné·es. Ce qui flatte mon égo mais surtout indique que ma théologie libérale, ouverte, publique suscite d de l’intérêt. Merci.

Une question: qui sera le ou la millième abonné·e?

Vers un « Notre Père-Mère » plus inclusif: 2 propositions

Depuis 2018, on sait que la prière du « Notre Père » est modifiable puisque les Églises chrétiennes ont remplacé la demande « ne nous soumets pas à la tentation » par « ne nous laisse pas entrer en tentation » (voir mon article Vers plusieurs « Notre Père » ?)

De mon côté, en privé et dans le culte — à voix basse pour ne pas perturber mes voisin·es —, j’exprime deux modifications qui visent à rendre la prière plus inclusive.

Je les indique en majuscule, en gras et en rouge, sur la version protestante (principale différence : les communautés protestantes récitent toute la prière, tandis que les communautés catholiques et orthodoxes laissent les trois dernières phrases à l’officiant·e) :

Notre Père-MÈRE qui es aux cieux,

Que ton nom soit sanctifié,
Que ton règne vienne,
Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel,

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour,
Pardonne-nous nos offenses,
Comme nous pardonnons aussi,
À CELLES ET ceux qui nous ont offensé·Es,
Et ne nous laisse pas entrer en tentation,
Mais délivre-nous du mal.

Car c’est à toi qu’appartiennent le règne,
La puissance et la gloire,
Pour les siècles des siècles,

Amen !

J’ajoute deux remarques :

  1. S’adresser à Dieu comme Père-Mère me semble aller de soi. Et je ne fais que m’inscrire dans une assez longue histoire.
  2. On me dira peut-être que rappeler que des femmes aussi ont pu m’offenser n’est pas prioritaire, que je pourrai mentionner leurs limites après que j’aurai reconnu toutes leurs qualités. Je fais remarquer que reconnaître leur responsabilité me permet de leur pardonner.

Bien entendu, je doute que ces deux modifications soient un jour adoptées. Mais j’aurai fait ma proposition.


  • Pour une version détaillée de ma réflexion, lire ma tribune dans La Croix: « Pour un Notre Père plus inclusif »
  • Pour une chronique assez décapante sur ma révision du Notre Père/Mère, voir l’hebdomadaire satirique suisse romand Vigousse:

Dans mon programme de septembre-octobre

Puisque me faites l’honneur de suivre mon blogue, vous pourriez être intéressé·e par mes conférences. En septembre-octobre, je donne à Genève et Lausannne six conférences sur les liens entre alimentation et spiritualité. Vous y êtes bienvenu·e.

4 repas conférence à Espace Madeleine à Genève le jeudi à 12h30

  • Jeudi 15 septembre: « Fêtes et tabous ».
  • Jeudi 22 septembre: « Religions ».
  • Jeudi 29 septembre: « Suisse et végane ».
  • Jeudi 6 octobre: « Apportez ce que vous aimez ».

Détail sur espace-madeleine.ch/calendrier/

2 conférences sur la viande durant Lausanne à table

  • Mercredi 21 septembre 18h30-22h au restaurant Broadway Av. à Lausanne.
  • Samedi 24 septembre 13h-15h au Monvinyl bar à Lausanne.

Détails sur https://www.lausanneatable.ch/evenement/un-aliment-une-histoire/

Vivre selon l’alphabet

Notre petit-fils apprend à l’alphabet et je viens d’entendre l’histoire d’un homme qui remet à Dieu toutes les lettres de l’alphabet pour que Dieu compose sa prière. La conjugaison de ces deux expériences m’inspire cette règle de vie alphabétique.


A-B-C-D-E-F, je les garde de côté.

J’utilise G avec modération, reconnaissant, mais pas fier de ce que j’ai.

Du H, je n’ai nul besoin ni de l’outil tranchant ni du produit droguant.

I-J-K, je les garde de côté.

L me donne des ailes.

Je garde M comme un principe : aime !

N, j’évite, il y a déjà trop de haine.

O m’est nécessaire comme l’eau ; P vital comme la paix.

Je ne réduis pas l’amour au Q.

R m’a donné envie de changer d’air, maintenant plutôt de changer d’ère.

S-T-U-V-X-Y, je les garde de côté.

Z me fait donner — et demander ! — de l’aide.