#Osezjesus.com Comment osez-vous?

« Quelles que soient les épreuves qui vous accablent, il existe une solution: Jésus. »

C’est la promesse qui figure sur le site « osezjesus.com » une émanation de l’Église Impact Centre Chrétien (attention visitez ces sites peut heurter votre sensibilité théologique!).

Et la publicité que j’ai reçue ce matin sur le marché décline ce thème:

Mais comment osez-vous?

Comment osez-vous profiter des personnes en détresse?

Comment osez-vous faire des promesses que vous ne pourrez pas tenir?

Et comment gérez-vous l’échec, qui se produit inévitablement?

En lui ajoutant la culpabilisation ?

« Non seulement, vous êtes en détresse, non seulement vous souffrez de problèmes émotionnels, d’addiction ou de maladie, mais en plus vous n’avez pas la foi, mais en plus vous n’êtes pas assez fidèle pour que Dieu vous guérisse! Et débrouillez-vous avec ça! »

L’amour de Dieu ne transforme pas « des gens ordinaires en Champions » mais en êtres humains qui parfois gagnent et qui parfois perdent (ce qui n’interdit à personne de préférer quand il où elle gagne…).

Qu’est-ce que ça fait de ne pas être baptisée?

Avec quelques étudiant·es de la Faculté de théologie et de sciences des religions, le théologien du quotidien a imaginé, organisé et tenu un atelier «Bonheurs et peurs, les émotions en religion» dans le cadre des «Mystères de l’Unil» (journées portes ouvertes de l’Université de Lausanne). Nous avons proposé aux enfants de faire des expériences religieuses sensorielles, d’exprimer leurs émotions et de découvrir pourquoi et comment les religions utilisent ces goûts, ces images, ces musiques, ces parfums, ces textures, faisaient prendre des postures.

Cet après-midi, un événement est arrivé dans le quotidien du théologien. Après avoir fait l’atelier vue, une petite fille d’environ huit ans, lui demande abruptement :

– Monsieur, j’ai une question.

– Oui.

– Qu’est-ce que ça fait de ne pas être baptisée?

Il croit avoir bien répondu en lui demandant:

– À toi, qu’est-ce que ça fait?

Surtout qu’elle lui répond:

– Moi, je m’en fiche.

Mais si vous imaginez une meilleure réponse, n’hésitez pas à me la communiquer!

Berger, brebis, collègues. Condition animale et monde du travail

Je ne suis pas spéciste. Je mets l’être humain avant les animaux. Mais je suis sensible à la condition animale.

Et quand, lors d’un débat organisé par la Société vaudoise de théologie consacré aux «Églises et au bien commun », le philosophe Fabrice Hadjadj (consulter sa page sur Wikipedia) a affirmé que « berger et brebis sont collègues », j’ai fait une crise d’indignation.

Je connaissais déjà cette définition du ou de la collègue : «Une personne qui fait le même travail que moi mais en moins bien.» Mais il me faut maintenant la modifier :

«Un·e collègue, c’est une personne que j’exploite, que je trais, que je tonds et que je tue quand j’en ai l’envie (ou que j’envoie à l’abattoir si c’est trop pénible pour moi).»

Quelle conception est ainsi pervertie ? Celle de la relation avec les animaux ou celle du monde du travail ? J’aurais tendance à répondre : « Toutes les deux ! ».

Le vin rapproche les protestant·es du Très-Haut

En primeur, je vous livre une citation que j’utiliserai lors de la conférence sur « Le vin divin » que je donne ce soir à Vevey dans le cadre du cours public « Esprit du vin – esprit divin« . Je l’emprunte au géographe français Jean-Robert Pitte.

«Dans l’univers protestant, boire n’est pas s’abandonner, encore moins s’enivrer. Apaiser sa faim et sa soif est une nécessité biologique et quasi instinctive qui rapproche l’homme de l’animal. Il n’est donc pas question d’en abuser, mais au contraire de limiter volontairement sa consommation et de profiter des gorgées que l’on s’accorde pour méditer sur la condition humaine et se rapprocher du Très-Haut.»  Jean-Robert Pitte, «Le vin de Bordeaux est-il protestant?», L’amateur de Bordeaux, décembre 2000, 47.

Esprit du vin – esprit divin

J’ai le plaisir d’organiser pour la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Lausanne un cours public sur les liens entre le vin et le divin, avec la collaboration de Sainte-Claire et de la paroisse réformée de Vevey, en synergie avec la Fête des Vignerons. Je serai heureux de vous y accueillir.

« L’être humain et ses limites… et Dieu dans tout ça? »

Dans le cadre de la réflexion « La planète et ses limites. Et nous dans tout ça? », proposée par le Centre 72 à Bois-Colombes (Île-de-France), je suis invité à une table ronde sur le thème « Quels engagements personnels et communautaires? ». Plutôt que d’imprimer et de photocopier ma présentation, j’ai choisi de la proposer en ligne. Un petit engagement personnel.

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