Alimentation et spiritualité (cours en sciences des religions @unil)

Au semestre d’automne, je donnerai pour la première fois à l’Université de Lausanne un cours de sciences des religions sur le thème Alimentation et spiritualité.

  • J’y aborderai l’impact des religions sur les pratiques alimentaires et l’alimentation comme lieu de spiritualité.
  • Il aura lieu le mercredi de 16h15 à 18h du 18 septembre au 18 décembre.

Comme tous les cours de la Faculté de théologie et de sciences des religions, il est ouvert aux étudiant·es mais aussi aux auditrices et aux auditeurs libres (voir la procédure d’inscription à l’Université de Lausanne). Je serai heureux de vous y accueillir.


En attendant le cours ou à la place du cours, on peut lire mon livre gratuit et en libre accès: Bauer, O. (2017). Nicole Rognon mange aussi comme elle croit. Lausanne. 34 pages

« Qui porte croix? » 2, la suite

Quelques minutes après la publication de l’article « Qui porte croix?« , je me rends compte qu’en 2017, j’avais déjà écrit sur l’expression – « porter sa croix » – et sur le verset équivalent dans l’évangile attribué à Marc (lire « Une seule croix à porter »).

En comparant les deux textes, je réalise qu’en 2019, je diminue encore le poids de ce que j’ai à porter et à supporter. En deux ans, je suis passé d’une seule croix à plus de croix du tout!

Je trouve que ma théologie et ma foi sont sur le bon chemin.

Qui porte croix?

Voici une inspiration tout-à-fait décontextualisée et que je n’ai pas envie de développer:

On vous a dit:

« Celui qui ne porte pas sa croix et ne marche pas à ma suite ne peut pas être mon disciple. » évangile attribué à Luc, chapitre 14, verset 27

Mais moi je vous dis:

« Je ne porte pas de croix, c’est une croix qui me porte! »

Saint nettoyage ou Lendemain de Cène

Pour marquer le 14 juin, journée de grève des femmes ou grève féministe en Suisse, je vous propose ce tableau du peintre catalan Joan Costa (1952 —) illustrant ce qui s’est passé le lendemain de la Cène.

Joan Costa, Sacra Neteja – III. Fundació Martinez Guerricabeitia, Universitat de València

Les disciples hommes ayant tout laissé en plan — Jésus avait une excuse valable —, ce sont les disciples femmes qui ont dû ranger et faire le ménage!


En lire sur ce tableau et sur d’autres Cènes contemporaines sur la page de mon blogue: La Cène: Époque contemporaine

#Osezjesus.com Comment osez-vous?

« Quelles que soient les épreuves qui vous accablent, il existe une solution: Jésus. »

C’est la promesse qui figure sur le site « osezjesus.com » une émanation de l’Église Impact Centre Chrétien (attention visitez ces sites peut heurter votre sensibilité théologique!).

Et la publicité que j’ai reçue ce matin sur le marché décline ce thème:

Mais comment osez-vous?

Comment osez-vous profiter des personnes en détresse?

Comment osez-vous faire des promesses que vous ne pourrez pas tenir?

Et comment gérez-vous l’échec, qui se produit inévitablement?

En lui ajoutant la culpabilisation ?

« Non seulement, vous êtes en détresse, non seulement vous souffrez de problèmes émotionnels, d’addiction ou de maladie, mais en plus vous n’avez pas la foi, mais en plus vous n’êtes pas assez fidèle pour que Dieu vous guérisse! Et débrouillez-vous avec ça! »

L’amour de Dieu ne transforme pas « des gens ordinaires en Champions » mais en êtres humains qui parfois gagnent et qui parfois perdent (ce qui n’interdit à personne de préférer quand il où elle gagne…).

Qu’est-ce que ça fait de ne pas être baptisée?

Avec quelques étudiant·es de la Faculté de théologie et de sciences des religions, le théologien du quotidien a imaginé, organisé et tenu un atelier «Bonheurs et peurs, les émotions en religion» dans le cadre des «Mystères de l’Unil» (journées portes ouvertes de l’Université de Lausanne). Nous avons proposé aux enfants de faire des expériences religieuses sensorielles, d’exprimer leurs émotions et de découvrir pourquoi et comment les religions utilisent ces goûts, ces images, ces musiques, ces parfums, ces textures, faisaient prendre des postures.

Cet après-midi, un événement est arrivé dans le quotidien du théologien. Après avoir fait l’atelier vue, une petite fille d’environ huit ans, lui demande abruptement :

– Monsieur, j’ai une question.

– Oui.

– Qu’est-ce que ça fait de ne pas être baptisée?

Il croit avoir bien répondu en lui demandant:

– À toi, qu’est-ce que ça fait?

Surtout qu’elle lui répond:

– Moi, je m’en fiche.

Mais si vous imaginez une meilleure réponse, n’hésitez pas à me la communiquer!