création

Là où il est possible de percevoir « Dieu »

Pour nourrir mon enseignement, j’ai demandé sur Twitter où il était possible de percevoir « Dieu ». J’ai reçu peu de réponses, mais intéressantes en ce qu’elles balancent entre deux extrêmes, entre « la majesté de nos montagnes » et « la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus au travers du Nouveau Testament ». Si j’ajoute le visage de l’autre, je crois que tout est écrit…

« L’être humain et ses limites… et Dieu dans tout ça? »

Dans le cadre de la réflexion « La planète et ses limites. Et nous dans tout ça? », proposée par le Centre 72 à Bois-Colombes (Île-de-France), je suis invité à une table ronde sur le thème « Quels engagements personnels et communautaires? ». Plutôt que d’imprimer et de photocopier ma présentation, j’ai choisi de la proposer en ligne. Un petit engagement personnel.

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La création en deux fruits

Après avoir rédigé mon dernier article « Vision helvétique contemporaine et politique du Jardin d’Éden », je me suis souvenu d’une devinette, un peu éculée:

Comment résumer la création en deux fruits?

Une pomme, deux poires et des tas de pépins.

À méditer…

Vision helvétique contemporaine et politique du Jardin d’Éden

Lauriane Savoy, doctorante en théologie pratique et en études genres à  l’ILTP et à l’Université de Genève (elle travaille sur « L’ouverture du pastorat à la mixité hommes-femmes dans les Églises protestantes de Genève et Vaud »), me transmet cette image d’une publicité politique qu’elle a vue dans les rues de  Genève. Elle croit « reconnaître le style du dessinateur Exem« , mais sans avoir « trouvé de confirmation ».

Le théologien du quotidien se réjouit que le mythe du Jardin d’Éden reste significatif pour les Suisses en 2018 et qu’il reste une référence positive, l’affiche laissant penser que c’est une manière de vivre que certain·es Suisses pourraient vouloir adopter.

Mais le théologien du quotidien n’est pas dupe. Il voit que si le récit des chapitres 2 et 3 du livre de la Genèse inspire l’affiche, l’affiche réinterprète le récit. Le Jardin de l’affiche n’est pas exactement le Jardin d’Éden. Le théologien du quotidien a donc ajouté, directement sur l’affiche, ses propres commentaires.

On peut vouloir découvrir ma lecture théologique de quelques autres publicités à haute valeur théologique:

« Une légèreté céleste. Du chocolat à se damner »

Depuis quelques temps, on voit en Suisse cette publicité pour le chocolat Kägi Mäx. Je la reproduis avec quelques commentaires:

Publicité Kägi Mäx. Crédit: Olivier Bauer

Je l’ai soumise aux étudiant·es de mon cours « Introduction à la théologie pratique » à l’Université de Lausanne. La discussion a été animée.

À la question: « Cette affiche constitue-t-elle une pratique théologique? », les étudiant·es ont répondu:

« Non. Comme elle vise à vendre du chocolat, c’est une pratique commerciale ou économique. »

À la question: « Quelle représentation de l’Absolu propose-t-elle? », ils et elles ont notamment répondu:

« C’est du folklore religieux, inspiré d’un catholicisme occidental. L’ange et le démon sourient, signe de leur connivence. La limite entre le ciel et la terre ou l’enfer reste floue. »

À la question: « Que faudrait-il pour que cette affiche devienne une pratique théologique? », ils et elles ont eu de la peine à répondre qu’il faudrait l’utiliser dans une activité théologique: un culte, une rencontre d’éducation chrétienne… ou un cours d’introduction à la théologie pratique!

Ensemble, nous avons retrouvé deux références à des images bibliques, mais avec des distinctions majeures.

Michel Ange (1481-1482). Le jugement dernier (détail). Rome, Chapelle Sixtine

Mais sur la publicité Kägi Mäx, la transmission va de la terre (ou de l’enfer) vers le ciel.

Lukas Cranach l’Ancien (1513). Adam et Ève (détail). Würzburg, Mainfränkisches Museum

Mais sur la publicité Kägi Mäx, la tentation va de l’homme vers la femme.