goût

Le vin et le christianisme (sur cath.ch et reformes.ch)

On va trouver que je suis monomaniaque, mais je reviens encore sur la valeur théologique du vin.

Mais cette fois, je donne la parole à d’autres. Je rassemble des liens vers des articles parus cet été sur les sites des médias électroniques chrétiens suisses-romands: cath.ch (le portail catholique suisse) et reformes.ch (le portail des protestants réformés de Suisse romande) qui l’été dernier ont tous deux réfléchi sur cette fameuse valeur théologique du vin.

Cath.ch – Le vin et le divin: série d’été autour de la Fête des Vignerons

Reformes.ch – Le vin: plus social que jamais

L’ivresse de Noé à l’étude

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Vin et divin

En cette période de vendanges, je partage deux photographies que j’ai prises dans la cave du Château d’Auvernier. Une manière de rappeler les liens étroits entre le vin et le divin.

Notons cependant que la Bible juive (Ecclésiate 9,7) est plus favorable au vin que ne l’est la lettre de Paul (1 Timothée 5,23)!

On a communié sur la lune

Dans le documentaire Les conquérants de l’espace: Gemini et Apollo diffusé sur France 5 à l’occasion du cinquantième anniversaire du premier alunissage, j’apprends que Buzz Aldrin, le deuxième être humain à poser le pied sur la lune a célébré une cène dans le module lunaire.

Comme j’ignorais totalement cet épisode, je cherche et j’en apprends plus sur le site de la chaîne de télévision History: «Buzz Aldrin Took Holy Communion on the Moon. NASA Kept it Quiet».

J’y trouve la photographie du Communion Kit emporté par l’astronaute :

The communion bag and chalice used by Buzz Aldrin during his lunar communion. (Credit: David Frohman, President of Peachstate Historical Consulting, Inc.)

Et un récit de l’événement dont je traduis quelques passages :

«L’astronaute était aussi un ancien de la Webster Presbyterian Church et, avant de partir pour l’espace en 1969, il reçut une permission spéciale de prendre du pain et du vin avec lui dans l’espace et de se donner la communion à lui-même. […]

Comme les hommes se préparaient pour l’étape suivante de leur mission, Aldrin enclencha le système de communication et s’adressa à l’équipage sur terre: “J’aimerais demander quelques instants de silence”, dit-il. “J’aimerais inviter chaque personne à l’écoute, où et qui qu’il soit à contempler un moment les événements des dernières heures et de dire merci, chacun à sa manière.”

Il prit ensuite le vin et le pain qu’il avait apporté dans l’espace — les premières nourritures jamais servies ou mangées sur la lune. “J’ai versé le vin dans la coupe que notre Église m’avait donnée. Dans la gravité six fois moindre de la lune, le vin a remonté gracieusement en formant des boucles sur les parois de la coupe”, écrivit-il plus tard. Ensuite, Aldrin lut quelques passages de la Bible et mangea. Armstrong le regarda tranquillement, mais ne participa pas.»

Alimentation et spiritualité (cours en sciences des religions @unil)

Au semestre d’automne, je donnerai pour la première fois à l’Université de Lausanne un cours de sciences des religions sur le thème Alimentation et spiritualité.

  • J’y aborderai l’impact des religions sur les pratiques alimentaires et l’alimentation comme lieu de spiritualité.
  • Il aura lieu le mercredi de 16h15 à 18h du 18 septembre au 18 décembre.

Comme tous les cours de la Faculté de théologie et de sciences des religions, il est ouvert aux étudiant·es mais aussi aux auditrices et aux auditeurs libres (voir la procédure d’inscription à l’Université de Lausanne). Je serai heureux de vous y accueillir.


En attendant le cours ou à la place du cours, on peut lire mon livre gratuit et en libre accès: Bauer, O. (2017). Nicole Rognon mange aussi comme elle croit. Lausanne. 34 pages

Berger, brebis, collègues. Condition animale et monde du travail

Je ne suis pas spéciste. Je mets l’être humain avant les animaux. Mais je suis sensible à la condition animale.

Et quand, lors d’un débat organisé par la Société vaudoise de théologie consacré aux «Églises et au bien commun », le philosophe Fabrice Hadjadj (consulter sa page sur Wikipedia) a affirmé que « berger et brebis sont collègues », j’ai fait une crise d’indignation.

Je connaissais déjà cette définition du ou de la collègue : «Une personne qui fait le même travail que moi mais en moins bien.» Mais il me faut maintenant la modifier :

«Un·e collègue, c’est une personne que j’exploite, que je trais, que je tonds et que je tue quand j’en ai l’envie (ou que j’envoie à l’abattoir si c’est trop pénible pour moi).»

Quelle conception est ainsi pervertie ? Celle de la relation avec les animaux ou celle du monde du travail ? J’aurais tendance à répondre : « Toutes les deux ! ».

Le vin rapproche les protestant·es du Très-Haut

En primeur, je vous livre une citation que j’utiliserai lors de la conférence sur « Le vin divin » que je donne ce soir à Vevey dans le cadre du cours public « Esprit du vin – esprit divin« . Je l’emprunte au géographe français Jean-Robert Pitte.

«Dans l’univers protestant, boire n’est pas s’abandonner, encore moins s’enivrer. Apaiser sa faim et sa soif est une nécessité biologique et quasi instinctive qui rapproche l’homme de l’animal. Il n’est donc pas question d’en abuser, mais au contraire de limiter volontairement sa consommation et de profiter des gorgées que l’on s’accorde pour méditer sur la condition humaine et se rapprocher du Très-Haut.»  Jean-Robert Pitte, «Le vin de Bordeaux est-il protestant?», L’amateur de Bordeaux, décembre 2000, 47.