Jonas

Négociez mieux qu’Abraham! (super bonus)

On écrit en commentaire à mon dernier article:

« Face à un Dieu qui détruit, puis qui est inconsistant dans ses jugements, ce qui reste c’est la PEUR, Et après? Pour les gens? »

La réponse à ces deux questions se trouve être la réponse à la question: « Comment négocier mieux qu’Abraham? ».

Pour mémoire, ou pour vous éviter de lire mon article Négociez avec Abraham ! (bonus), je rappelle qu’Abraham négocie pied à pied avec Dieu pour qu’il ne détruise pas les villes de Sodome et Gomorrhe. S’il y vit 50 justes? Dieu ne les détruira pas! Et pour 40, 30, 20, 10? Dieu ne les détruira pas! Mais il n’y avait pas 10 justes et Dieu a détruit les deux villes.

Mais pourquoi Abraham s’est-il arrêté à 10? J’aurais mieux négocié. S’il y vit seulement 9 justes? Et 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2, 1? Et même 0? Je suis convaincu que Dieu se serait laissé fléchir et qu’il aurait renoncé à détruire les deux villes. En théologie chrétienne, on appelle ce comportement la grâce.

Pour revenir au commentaire, ça ne me dérange pas que Dieu soit « inconsistant dans ses jugements ». Comme le dit le prophète Jonas: « Je savais bien que tu es un Dieu bon et miséricordieux, lent à la colère et plein de bienveillance, et qui revient sur sa décision de faire du mal. » (Jonas 4, 2). Mais, contrairement à Jonas, je m’en réjouis. Car c’est un Dieu dont je n’ai pas peur.

P.S. J’ai consacré mon tout premier livre au livre de Jonas, en montrant combien il est avantageux que Dieu change et s’adapte aux êtes humains : Bauer, O. (1996). Le jeu de Dieu et de Jonas. Grille de lecture pour un livre déroutant. Aubonne: Éditions du Moulin.


À propos d’Abraham, on peut aussi lire sur mon blogue: