Pâques

« Aimez-nous les uns les autres ». Houlala!

On me transmet une auto-promotion réalisée par l’agence « houlala, communications de marque » et diffusée auprès de ses clients avec le message suivant:

« PROCLAMEZ VOTRE FOI EN HOULALA. Merci de vous joindre au rang des fidèles! À toutes et à tous, nous souhaitons un très heureux congé pascal. »

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Je ris au clin d’oeil et j’en profite pour rappeler:

  • Que si j’en crois les quatre évangile, Jésus n’est pas tombé dans l’auto-promotion. Il a bien dit « Aimez-vous les uns les autres! ».
  • Que les Églises chrétiennes doivent toujours se retenir de prêcher pour leur propre paroisse. Elles ne doivent jamais demander qu’on les aime, mais appeler chacun-e à aimer chacun-e et à s’aimer soi-même.

Allez, houlala, et ne péchez plus (mais ne comptez pas sur moi pour vous lancer la première pierre)!

En route vers Pâques

En route vers Pâques, pas après pas, œuf après œuf!

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Mon Jésus? Un ivrogne et un glouton!

Les peintres d’abord, les réalisateurs ensuite ont toujours représenté Jésus maigre, les joues creuses, le visage émacié.
À voir leurs œuvres, qui se douterait que Jésus ait pu être un bon vivant? C’était pourtant bien la réputation dont il bénéficiait, une réputation dont on trouve la trace dans les évangiles:

«En effet, Jean le Baptiste est venu, il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites: “Il a perdu la tête”. Le Fils de l’homme est venu, il mange, il boit, et vous dites: “Voilà un glouton et un ivrogne, un ami des collecteurs d’impôts et des pécheurs.”» (Évangile selon Luc 7, 33-34).

Jésus, lui que certains se plaisent à imaginer rabat-joie, était un glouton et un ivrogne, à qui même la mort ne fait pas perdre son goût pour la bonne chère! Car c’est à son appétit que les disciples reconnaissent qu’il est ressuscité, que c’est bien leur maître – le crucifié – qui se tient devant eux:

«Comme, sous l’effet de la joie, les disciples restaient encore incrédules et comme ils s’étonnaient, il leur dit. “Avez-vous ici de quoi manger?” Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé. Il le prit et mangea sous leurs yeux.» (Évangile selon Luc 24, 42-43).

Mais pourquoi diable, Jésus est-il alors représenté toujours si maigre? On peut avancer trois explications, qui valent ce qu’elles valent, pas plus, pas moins:

  • Jésus ne s’arrêtait pas de marcher. Il brûlait les calories qu’il avalait.
  • Sa nourriture quotidienne était frugale et les banquets restaient pour lui des exceptions.
  • En matière de religion, les maigres font toujours plus sérieux, plus passionnés que les gras.

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À propos de Jésus, lire aussi:

Ma série sur le Jésus de Hans Küng et celui de Jospeh Ratzinger-Benoît XVI

Et ma série Jésus le Christ:

À l’Université: Christianisme et transmission (petit moment d’ego)

Au trimestre d’hiver 2014, je donnerai le séminaire « Christianisme et transmission » à la Faculté de théologie et des sciences des religions de l’Université de Montréal. Il est ouvert aux étudiant-e-s des Cycles supérieurs (sigle: THP6205, inscription auprès de Nathalie Roy). Vous pouvez en consulter le syllabus: THP 6205 Christianisme et transmission

THP6205

Tous mes cours vous sont ouverts que vous soyez étudiant-e ou non, que vous soyez inscrit-e à l’Université de Montréal ou ailleurs, que vous étudiez la théologie ou une autre discipline (sous réserve des exigences de l’Université de Montréal).
Vous pouvez les suivre pour le plaisir (sans évaluation) ou les faire créditer.

Toucher (Pâques 5)

Une tentative personnelle d’exprimer Pâques dans le registre du toucher:

PIERRE
CORPS
FROID
BAISERS
ÉTREINTES
DOUCEUR
CHALEUR

(fin)

Sentir (Pâques 4)

Une tentative personnelle d’exprimer Pâques dans le registre de l’olfaction:

ANGOISSE
REMORDS
HUMER
RESPIRER
INSPIRER
INSPIRÉES

(à suivre)