repas

Religions (buffet-conférence alimentation & spiritualité n° 2)

En septembre-octobre 2022, je donne quatre « buffet-conférences » à l’Espace Madeleine à Genève. Voici le deuxième en image commentée.

Cliquer sur l’image pour l’agrandir. © Olivier Bauer 09/2022

Fêtes et tabous (buffet-conférence alimentation & spiritualité n° 1)

En septembre-octobre 2022, je donne quatre « buffet-conférences » à l’Espace Madeleine à Genève. Voici le premier en image commentée.

Cliquer sur l’image pour l’agrandir. © Olivier Bauer 09/2022

Dans mon programme de septembre-octobre

Puisque me faites l’honneur de suivre mon blogue, vous pourriez être intéressé·e par mes conférences. En septembre-octobre, je donne à Genève et Lausannne six conférences sur les liens entre alimentation et spiritualité. Vous y êtes bienvenu·e.

4 repas conférence à Espace Madeleine à Genève le jeudi à 12h30

  • Jeudi 15 septembre: « Fêtes et tabous ».
  • Jeudi 22 septembre: « Religions ».
  • Jeudi 29 septembre: « Suisse et végane ».
  • Jeudi 6 octobre: « Apportez ce que vous aimez ».

Détail sur espace-madeleine.ch/calendrier/

2 conférences sur la viande durant Lausanne à table

  • Mercredi 21 septembre 18h30-22h au restaurant Broadway Av. à Lausanne.
  • Samedi 24 septembre 13h-15h au Monvinyl bar à Lausanne.

Détails sur https://www.lausanneatable.ch/evenement/un-aliment-une-histoire/

Un repas plus que parfait

Inspiré par l’émission télévisée « Un dîner presque parfait » (au Québec « Un souper presque parfait« ), je propose de nommer la cène, nom protestant d’un moment de communion où les chrétien·nes partagent du pain et du vin, je propose ce slogan: « Un repas plus que parfait ».

Un repas à consommer au présent, entre le passé pas si simple de la mort de Jésus et le futur antérieur d’un nouveau monde qui a déjà commencé.


Découvrez ou redécouvrez ce qu’est la cène protestante sur le site de L’Oratoire du Louvre, paroisse parisienne de l’Église protestante unie de France.

« Nicole Rognon cuisine aussi comme elle croit », le livre (gratuit et en libre accès)

Vous avez aimé le feuilleton de Nicole Rognon, cette femme qui mange et cuisine aussi comme elle croit? Vous l’avez manqué? En partie? En totalité?

Vous pouvez maintenant télécharger tous les épisodes dans un seul livre gratuit et en libre accès: Bauer, O. (2017). Nicole Rognon mange aussi comme elle croit. Lausanne.

Multiplier les pains de la Cène

Cet été est pour moi très « goûtu ». Dans une belle série sur le pain, le quotidien français La Croix m’a interrogé sur le sens théologique du pain et de la Cène. Mes propos ont été recueillis par Frédéric Mounier. Je les propose ici:

Chez les protestants, quels sont les arguments théologiques mis en jeu autour du pain?

Olivier Bauer: Deux courants traversent les Églises protestantes. L’un explique, par exemple dans le Grand Nord canadien, que si Jésus avait été inuit, il aurait partagé la viande de phoque. D’autres insistent sur le fait que la Bible évoque explicitement le pain et le fruit de la vigne. Entre Églises protestantes, le débat est ainsi ouvert: avec quel aliment peut-on célébrer? Mais aussi avec quel pain? Le pain quotidien? Le pain de la fête? J’ai célébré, un dimanche de la Trinité, avec du pain en forme de tresse qui, justement, me semble idéal pour symboliser la Trinité. Dans les contrées humides, on peut célébrer avec du biscuit sec, qui se conserve sans difficultés.

Comment vous situez-vous dans votre pratique pastorale personnelle?

O.B.: Il me semble qu’on doit pouvoir célébrer avec différents pains: azyme pour commémorer notre origine juive, avec une hostie en communion avec nos frères et sœurs catholiques, avec une brioche pour souligner le caractère festif, sans gluten pour n’exclure personne, ou au pain sec pour rappeler les pauvretés. Fondamentalement, il me semble qu’on mange aussi comme on croit. Pour les catholiques, il s’agit du corps du Christ. Du côté des protestants, il arrive à certains paroissiens de sacraliser le pain. C’est ainsi parfois le pasteur qui finit le pain entamé, alors qu’ailleurs, ce peut être la communauté, au cours de l’apéritif.

Comment envisagez-vous l’intercommunion?

O.B.: À mes yeux, le repas du Seigneur n’appartient pas à l’Église qui célèbre. Je constate que, dans une église catholique, le protestant peut venir dans le salon mais n’est pas admis à la « salle à manger ».


Lire dans La Croix, l’histoire du pain, relatée par Jean-Claude Raspiengeas: