transmission de la foi

Les 12 chansons identifiées #Solutions #Concours #PrixGagnés

Le 27 mai dernier, j’ai lancé un concours « Saurez-vous identifier les 12 chansons ? ». Il s’agissait de retrouver les douze chansons françaises qui ont inspiré les douze confessions de l’autre pasteur B sur sa manière de transmettre — ou de ne pas transmettre — « Dieu » à tous les sens.

J’ai maintenant récompensé les gagnant·es et je donne les solutions. Évidemment, il existe d’autres versions de chaque chanson, interprétée par d’autres artistes. Pour vous permettre de découvrir les chansons que vous ne connaitriez pas ou que vous connaitriez mal, j’ajoute un lien vers une version « youtube » de chaque chanson.

  1. « Paroles, paroles, paroles » (19 février)

Dalida & Alain Delon (1973). Paroles… Paroles. Paroles de Michaële, musique de Gianni Ferrio. IS Records/Orlando.

  1. « Elle est ailleurs » (4 mars)

Pierre Bachelet (1980). Elle est d’ailleurs. Paroles de Jean-Pierre Lang, musique de Pierre Bachelet. Polydor.

(suite…)

Saurez-vous identifier les 12 chansons? #Concours #PrixAGagner

Depuis le 19 février, en marge du séminaire master Vouloir, pouvoir, devoir transmettre « Dieu » à tous les sens, j’ai écrit 12 chroniques à propos de la transmission sensorielle de « Dieu ». J’ai donné à chaque chronique le titre d’une chanson francophone. Aujourd’hui, je lance un concours qui tient en une question:

 Saurez-vous identifier les 12 chansons?

Aux trois premières personnes qui identifieront les 12 chansons en indiquant le titre exact et en citant un·e interprète de chacune d’entre elle, j’enverrai un des 10 livres que j’ai publiés.

Envoyez vos réponses par courriel: olivier.bauer@unil.ch!

Les 12 chansons à identifier (et les 12 chroniques à lire):

  1. «Paroles, paroles, paroles» (19 février)
  2. «Elle est ailleurs» (4 mars)
  3. «Des quantités de choses qui donnent envie d’autre chose» (11 mars)
  4. «Comme de bien entendu» (18 mars)
  5. «Voir, il faut voir, sais-tu voir?» (25 mars)
  6. «Jolie bouteille, sacrée bouteille» (1er avril)
  7. «Ça se sent que c’est toi» (8 avril)
  8. «Arrête, arrête, ne me touche pas» (22 avril)
  9. «Quand on ouvre les mains» (29 avril)
  10. «Mon coeur, mon amour» (6 mai)
  11. «Quand au temple nous serons» (13 mai)
  12. « Y’a qu’un Jésus digne de ce nom » (20 mai)

« Des quantités de choses qui donnent envie d’autre chose »

Dans la dynamique de mon cours Vouloir, pouvoir, devoir transmettre « Dieu » à tous les sens, je propose chaque mercredi matin pendant les prochaines semaines, 12 chroniques réunies sous le titre Les confessions d’un autre pasteur B., en hommage au titre du livre de Jacques Chessex : Chessex, J. (1974). La confession du pasteur Burg. Ch. Bourgois.


2.« Des quantités de choses qui donnent envie d’autre chose »

Oui, je sais, la Réforme protestante supprime tous les intermédiaires supposés — et posés — entre « Dieu » et les êtres humains ; triple refus : d’un homme, le pape, d’une femme, Marie et d’une chose, la messe (Laurent Gagnebin et André Gounelle). Oui, je sais que le protestantisme affirme une relation directe, personnelle et particulière entre chacun·e et son « Dieu ». Oui, je sais que le principe protestant « À Dieu seul la gloire ! » désacralise tout ce qui est créé, que ce soit par l’être humain ou par « Dieu » lui-même. Oui, je sais tout ça.

Ce qui ne m’empêche pas de penser que la relation à « Dieu » passe, passe toujours, passe forcément à travers des artefacts fabriqués par des êtres humains, mais fabriqués parce qu’ils s’imposent à elles, à eux. Des artefacts qui, dans les meilleurs des cas, pointent vers « Dieu », le font rencontrer, en indiquent quelques traits, quelques aspects. Pour le meilleur et pour le pire.

La messe est évidemment un artefact fabriqué surtout par des hommes — trop peu par des femmes — ; elle me signifie que Dieu se transmet en paroles et en gestes, en musique et en silence, en lumière et en couleur, en nourriture et en odeurs. « Marie » est un artefact fabriqué par les hommes — je devrais écrire certains hommes, mais c’est trop général — qui l’ont construite à partir du récit évangélique et de leur désir pour en faire le modèle des femmes que « Dieu » : soumises, disponibles, fidèles, mères et vierges tout à la fois ; mais « Marie » est en même temps un autre artefact, autrement fabriqué pour dire la place des femmes dans le cœur de Dieu, la place de Dieu dans le sein des femmes. Le pape est un artefact fabriqué par les dirigeants d’une Église qui cherchait à mettre « Dieu » dans sa cité, à monopoliser sa parole pour imposer le vrai, le juste, le bien, ou plutôt un « vrai », un « juste », un « bien », son « vrai », son « juste », son « bien ».

Le mot « Dieu » est aussi un artefact fabriqué par des êtres humains et je mets des guillemets pour le protéger. La Bible est aussi un artefact, livre fabriqué par des êtres humains, collection de témoignages où des communautés d’hommes et de femmes racontent leur « Dieu », un « Dieu » qui aime, qui libère, qui ramène à la maison, qui guérit et qui pardonne, mais un « Dieu » qui asservit, qui exile, qui punit, qui détruit.

Comme « il y a des mots qui font vivre » (Paul Eluard), il y a des visages, des images, des objets, des gestes, des goûts et des odeurs qui vivifient, qui me donnent de vivre avec « Dieu ». J’ajoute aussitôt qu’il y en a aussi — y compris parmi les plus religieux, les plus chrétiens et les plus évangéliques — que je trouve mortifères ou qui restent lettre morte.

Je le sais, car j’ai reçu et j’ai transmis et des uns et des autres.


  1. «Paroles, paroles, paroles» (19 février)
  2. «Elle est ailleurs» (4 mars)
  3. «Des quantités de choses qui donnent envie d’autre chose» (11 mars)
  4. «Comme de bien entendu» (18 mars)
  5. «Voir, il faut voir, sais-tu voir?» (25 mars)
  6. «Jolie bouteille, sacrée bouteille» (1er avril)
  7. «Ça se sent que c’est toi» (8 avril)
  8. «Arrête, arrête, ne me touche pas» (22 avril)
  9. «Quand on ouvre les mains» (29 avril)
  10. «Mon coeur, mon amour» (6 mai)
  11. «Quand au temple nous serons» (13 mai)
  12. « Y’a qu’un Jésus digne de ce nom » (20 mai)

« Elle est ailleurs »

Dans la dynamique de mon cours Vouloir, pouvoir, devoir transmettre « Dieu » à tous les sens, je propose chaque mercredi matin pendant les prochaines semaines, 12 chroniques réunies sous le titre Les confessions d’un autre pasteur B., en hommage au titre du livre de Jacques Chessex : Chessex, J. (1974). La confession du pasteur Burg. Ch. Bourgois.


2. « Elle est ailleurs »

Parfois, je me demande où est « Dieu ».

Parce qu’on me l’a enseigné à l’église comme à l’université, parce que je veux bien le croire, je réponds que « Dieu » est ailleurs, extérieur. Une extériorité géographique, mais aussi conceptuelle : « Dieu » est autre, tout autre, radicalement autre. Je l’ai religieusement répété depuis 30 ans. Mais avec une question récurrente : y a-t-il quand même un peu de « Dieu » en moi ?

Après, tout, le judéo-christianisme affirme qu’il a fait les humains à son image et le christianisme qu’il s’est incarné, littéralement « mis en corps » ! Les sourd·es chrétien·nes signent « Dieu » par un mouvement qui conduit un « d » pointé vers le ciel jusqu’à leur cœur ! « Dieu » y serait-il, de l’ordre du sentiment ? Ou logerait-il plutôt dans mes tripes, c’est-à-dire dans mes émotions ? Ou dans mon estomac, puisque le corps du Christ s’ingère lors de l’eucharistie ? Serait-il plutôt dans une âme, 21 ou 45 grammes de divin, respectivement la différence entre corps moribond et corps mort et la diminution de la masse corporelle mesurée lors d’une décorpororation ?

La foi venant de ce que l’on entend, « Dieu » entrerait-il dans mon cerveau par mes oreilles ? Dans mon cerveau reptilien comme un instinct de survie, pour tranquilliser et exciter  ? Dans mon cerveau limbique comme une émotion que je ne pourrais contrôler ? Ou dans mon cortex ? Plutôt dans mon hémisphère droit plus holistique, ce qui en ferait un « Dieu » à comprendre plutôt qu’à apprendre ? « Dieu » serait-il dans le lobe temporal qui générait la croyance ? On sait au moins quelles aires du cerveau activent la dévotion, la piété, la méditation, la prière, les exercices spirituels, l’extase ou la transe : lobe frontal : intuition et abstraction ; régions corticales : relations interpersonnelles ; lobe pariétal : altération du sens de soi.

Mais où est donc « Dieu » ? En moi ? Ailleurs ? En moi et ailleurs ? Voltaire l’avait déjà pressenti : « Dieu a créé l’homme à son image, il le lui a bien rendu ».

Il m’arrive d’éprouver des sensations, des sentiments, des émotions que je crois ne pas m’appartenir ; il m’arrive de faire l’expérience de réactions instinctives que je crois ne pas m’appartenir ; il m’arrive de posséder des connaissances et des compréhensions que je crois ne pas m’appartenir. Alors, je considère — mais peut-être que je m’en convaincs — qu’elles viennent d’un ailleurs, d’un autre que moi. Un ailleurs, un autre que par héritage, par habitude et par commodité, j’appelle, faute de mieux, « Dieu ». Si j’espère lui rendre ainsi un peu de ce qu’il m’a donné, je sais que je le crée aussi ainsi un peu à mon image. Je le regrette, mais je ne peux pas m’en empêcher, pas faire autrement, pas faire mieux. Alors je reçois les « Dieux » que d’autres créent à leurs images. Et je le répète : « Dieu » est autre ; elle est ailleurs.


  1. «Paroles, paroles, paroles» (19 février)
  2. «Elle est ailleurs» (4 mars)
  3. «Des quantités de choses qui donnent envie d’autre chose» (11 mars)
  4. «Comme de bien entendu» (18 mars)
  5. «Voir, il faut voir, sais-tu voir?» (25 mars)
  6. «Jolie bouteille, sacrée bouteille» (1er avril)
  7. «Ça se sent que c’est toi» (8 avril)
  8. «Arrête, arrête, ne me touche pas» (22 avril)
  9. «Quand on ouvre les mains» (29 avril)
  10. «Mon coeur, mon amour» (6 mai)
  11. «Quand au temple nous serons» (13 mai)
  12. « Y’a qu’un Jésus digne de ce nom » (20 mai)

Une définition de l’animation biblique

Animé·e par un texte biblique, j’anime un groupe et ses membres pour que ce texte biblique s’anime et les anime.

Ce que « transmettre « Dieu » » pourrait être… ou ne pas être (là est la question)

Pour nourrir mon enseignement, j’ai demandé sur Twitter ce qu’est transmettre « Dieu ». J’ai reçu des réponses belles et diverses, y compris des réponses qui mettent en question ma suggestion de transmettre « Dieu ».

Les voici:

Merci à chacune et chacun d’avoir ainsi complété mon enseignement.