viande

Ça jeûne et ça ne fait rien!

Alors que débute le Carême, je cherche à plaire à l’immense majorité de celles et ceux qui ne le font pas et à déculpabiliser les chrétiens qui éprouveraient quelques remords à en faire partie.

À quoi bon jeûner? À quoi bon se priver? À quoi bon suivre le Carême, faire le Ramadan, respecter la Cacherout? À quoi bon se priver pour toujours, pour un mois, pour un jour? À quoi bon s’interdire la viande mais s’autoriser le poisson? À quoi bon s’interdire le porc, mais s’autoriser le bœuf? À quoi bon renoncer au sucre, parce qu’il est solide, mais consommer du sirop d’érable parce qu’il est liquide? À quoi bon se permettre de manger la nuit, mais s’obliger à jeûner le jour? À quoi bon se refuser un steak le vendredi? À quoi bon manger gras le mardi et maigre le mercredi? À quoi bon être végétarien, végétalien ou frugivore? À quoi bon faire preuve de tempérance? À quoi bon consommer avec modération? À quoi bon manger cru, manger moins, manger rien?
À quoi bon? Ou pourquoi? Ou plutôt pour qui? Pour moi? Oui, sans doute. Car il est bon pour moi que je ne mange pas ce que je n’aime pas, que je mange ce qui me fait me sentir mieux, ou peut-être, dans une version franchement masochiste, que je me prive de ce que j’aime. Mais pour qui d’autre? Pour «les autres», sans plus de distinction? À quoi bon? Me priver du superflu pourrait-il leur assurer le nécessaire? Pour Dieu? À quoi bon? Pourrait-il éprouver du plaisir à ce que je me prive du mien? À quoi bon jeûner? À quoi bon se priver?
Jeûner ne rend ni les gens, ni le monde meilleur. Remarquez, ne pas jeûner non plus! Devant Dieu, peu importe que je me prive un peu, que je me prive un temps ou que je mange de tout, que je mange toujours. Littéralement, ça ne fait rien, ça ne change rien à l’affaire, «rien à l’à faire», rien à qui je suis vraiment. Déjà Paul l’a écrit:

« Ce n’est pas un aliment qui nous rapprochera de Dieu: si nous n’en mangeons pas, nous ne prendrons pas de retard; si nous en mangeons, nous ne serons pas plus avancés. » (1 Corinthiens 8, 8).

Alors à quoi bon manger? À quoi bon jeûner? À quoi bon, sinon pour soi-même. Car le profit ou le danger est toujours pour celui ou celle qui jeûne ou qui mange. On se fait du bien, dans son corps ou dans son âme, dans son corps et dans son âme. Oui, dans son âme, car on mange aussi comme on croit. Alors, qui croit que Dieu aime que l’on jeûne, jeûne! Qui croit que Dieu aime que l’on se prive, se prive! Qui croit que Dieu aime que l’on mange, mange!
Quant à moi, dans le temps du Carême, je lirai, relirai, méditerai, appliquerai ces versets de l’Ecclésiaste:

« Va, mange avec joie ton pain et bois de bon cœur ton vin, car déjà Dieu a agréé tes œuvres. Que tes vêtements soient toujours blancs et que l’huile ne manque pas sur ta tête! Goûte la vie avec la femme que tu aimes durant tous les jours de ta vaine existence, puisque Dieu te donne sous le soleil tous tes jours vains; car c’est là ta part dans la vie et dans le travail que tu fais sous le soleil. Tout ce que ta main se trouve capable de faire, fais-le par tes propres forces; car il n’y a ni œuvre, ni bilan, ni savoir, ni sagesse dans le séjour des morts où tu t’en iras. » (Qohélet 9, 7-10)

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Chronique publiée sur le site de l’Agence de presse protestante de Suisse romande Protestinfo le 6 mars 2014

Birnbaum, Pierre (2013). La République et le cochon. Paris: Seuil

Je viens de terminer la lecture de Birnbaum, Pierre (2013). La République et le cochon. Paris: Seuil. 199 pages. Et voici ce que j’en pense.

L’apparition en France en 2004 des apéritifs « pinard-saucisson » et une déclaration du Premier ministre François Fillon en mars 2012 qui demandait aux « religions » de « réfléchir au maintien de traditions […] qui ne correspondent plus à grand chose alors qu’elles correspondaient dans le passé à des problèmes d’hygiène » (page 7), ont incité Pierre Birnbaum, historien et sociologue français, à proposer un parcours historique sur la place des Juifs dans la société française entre le 18e et le 20e siècles.
Le livre est précis et bien documenté. Il est intéressant et se lit facilement. Les notes, essentiellement des références, qui forment à elles seules presque le quart de l’ouvrage.
En cinq chapitres, Birnbaum aborde successivement:

  • Deux débats des Lumières: le premier entre Voltaire qui reproche aux Juifs leur refus « de partager leur plat, de manger de concert » (p. 32) et Isaac de Pinto, un juif séfarade d’Amsterdam, qui lui reproche le « portrait affreux » qu’il fait des Juifs; le second entre Johann Michaelis qui « désigne la sociabilité autour de la table […] comme préalable à la citoyenneté » (p. 41) et Moses Mendelssohn pour qui l’observance de la cacherout n’empêche pas la vie en société.
  • La Révolution française qui hésite jusqu’en 1791 pour finir par accorder aux Juifs la citoyenneté française. Le débat a notamment porté sur une éventuelle insociabilité des Juifs, due à leur impossibilité à partager la table commune. Pourtant, dès 1789, le comte de Clermont-Tonnerre s’était prononcé pour accorder aux Juifs la citoyenneté française, en défendant leur droit à manger autrement avec ce bel argument: « Y a-t-il une loi qui m’oblige à manger du lièvre et à en manger avec vous? » (p. 54)
  • L’offensive antireligieuse de la troisième République qui s’efforce de déjudaïser la France autant qu’elle veut la déchristianiser; elle interdit « toute forme de pratiques religieuses visibles » (p. 69) dont la circoncision, le shabbat et la cacherout, en même temps qu’elle cherche à créer la fraternité par l’instauration de banquets républicains. Leurs menus ont disparu et leur reconstruction s’avère impossible. Mais si, comme Birnbaum le postule, « la consommation du porc se révèle constante dans les banquets révolutionnaires fraternels » (p. 80), les Juifs en sont évidemment automatiquement exclus.
  • Les débats internes qui marquent le judaïsme du début du 20e siècle à propos du sens de la cacherout et de l’opportunité de continuer à la respecter. C’est Salomon Reinach, agrégé de grammaire, spécialiste de l’histoire des religions, qui mène la charge contre les « superstitions » et les « «entraves» qui freinent l’intégration de ses coreligionnaires » (p. 92). Le combat est d’abord intellectuel et se fait au travers d’articles dans différentes revues juives. Il prend un tour plus religieux quand « quelques Juifs qui rejettent davantage encore que Salomon Reinach l’idée même de religion se plaisent par provocation à organiser [en 1900] des «banquets de Kippour» » (p. 108), un jour de jeûne, et quand s’ouvre en 1907 la première synagogue libérale, rue Copernic à Paris.
  • La votation populaire du 20 août 1893, par laquelle la Suisse, « le pays aux structures les plus démocratiques de toute l’Europe » (p. 124) interdit, par 191 527 voix contre 127 101, la shehitah, c’est-à-dire l’abattage rituel juif. S’il s’agit bien là « d’une vague d’anti-sémitisme » (p. 124), « d’un rejet antisémite constant » (p. 125), il prend la forme d’une préoccupation humanitaire, celle du refus de voir souffrir les animaux. Pour éviter que la décision suisse ne fasse école, les Juifs, et notamment les Juifs français cherchent alors à démontrer qu’égorger les animaux ne leur occasionnent pas plus de souffrance que n’importe quelle autre forme d’abattage. Ils vont le faire avec succès et la Suisse reste le seul pays européen à imposer une telle interdiction, jusqu’à ce que « le gouvernement nazi promulgue une loi signée par Hitler lui-même le 21 avril 1933 » (p. 140).

Le titre du livre, La République et le cochon, est bien trouvé; il sera certainement vendeur. Mais au terme de ma lecture, il me semble un peu trompeur et surtout frustrant. Car le livre ne traite pas seulement, ni premièrement, de la place du cochon dans la République française, mais plus largement de celles des Juifs. Il montre comment l’intégration des Juifs dans « l’espace public à la française » (p. 76) a été rendue difficile par le souci de la République de leur faire adopter les « normes alimentaires et vestimentaires nationales » (p. 76), notamment de les faire manger à la table commune, tandis que l’Allemagne, la Grande-Bretagne et les États-Unis les laissaient libres de suivre leurs propres normes, mais les contraignaient à manger à des tables séparées. Cette difficile intégration des Juifs dans la République une et indivisible vient bien pour une part, mais pour une part seulement, de leurs habitudes alimentaires et leur refus de consommer du porc représente l’un, mais seulement l’un, des motifs de cette ségrégation.

D’un autre côté, Birnbaum tend à survaloriser la valeur du cochon dans l’identité française. Certes, « le «porc familial» est loin d’être un mythe » (p. 16); certes, « le porc symbolise la «viande populaire» consommée tant par les paysans que par les ouvriers qualifiés » (p. 17); certes, « de nos jours encore, «le cochon figure parmi les aliments essentiels de la consommation des Français» » (p. 17). Pourtant, les menus des banquets « auxquels assistent le personnel politique » (p. 20) que Birnbaum cite dans son introduction ne comportent jamais que du cochon. Le cochon n’en est jamais le plat unique, mais toujours une viande parmi d’autres; et les viandes n’en sont jamais les seuls mets, mais toujours des mets parmi d’autres.

Se pourrait-il en fin de compte que la République française soit « moins cochonne » que d’aucuns veulent le croire et qu’elle se révèle capable d’accueillir à sa table celles et ceux qui mangent cacher ou halal et même les végétariens?

A Rat on the Plate (a little piece of me, myself and I)

I am very proud to share with you that Gastronomica: The Journal of Food and Culture has just published a paper of mine about a rat on the table of the Last Supper!

Last Supper Window in the vestry of St. Mary’s Church, Warwick, u.k.courtesy of Rene Greville

Last Supper Window in the vestry of St. Mary’s Church, Warwick, u.k.
courtesy of Rene Greville

Bibliographic Information

Bauer, Olivier. (2012). A Rat in the Plate: Last Supper’s Window in Saint-Mary’s Church, Warwick. Gastronomica. The Journal of Food and Culture, 12(4), 62-67.

Abstract

What is a rat doing on a Last Supper plate? Did Jesus and his disciples really eat such a disgusting animal? At the end of the sixteenth century, an anonymous artist positioned a rat in front of Jesus in a Last Supper window of the church of Warwick (UK). The Gospels do not state that Jesus’ last meal included rat, and rat was not a common food at that time; so why did the artist include a rat, if it is indeed a rat? The rat could convey a mysterious message. At the Lord’s Table, the real “rat” might not be who he seems to be!

La Cène de la semaine (9)

Durant l’année d’études et de recherche que m’a accordée l’Université de Montréal, je travaille à identifier les aliments figurant sur des Cènes médiévales et à évaluer leur valeur symbolique. J’essaye, autant que possible, de présenter ici chaque lundi une Cène particulière.

Après avoir évoqué la semaine dernière la cuisine du sacrifice et montré une Cène qui évitait la viande, j’ai cherché pour cette semaine, une Cène qui, tout au contraire, insérait le Dernier Repas de Jésus dans cette culture du sacrifice. L’exemple le plus évident me paraît être cette miniature d’un Livre d’Heures intitulé Officium Beatae Mariae Virginis et réalisé en France entre 1385 et 1399. Le feuillet se trouve actuellement à la New York Public Library.

Miniature (1385-1399). New York Public Library. Spencer Collection; Ms. 049 f. 1b verso (vol. 2)

Sur la nappe blanche, sont à peine esquissés 4 verres (l’un d’eux est tenu par un apôtre qui boit), 2 couteaux et, mieux « terminés » et coloriés 8 morceaux de pains. Mais ce qui frappe, ce qui choque, c’est évidemment l’énorme carcasse au centre de la table, une carcasse écorchée, une carcasse le ventre ouvert, une carcasse que se disputent deux apôtres, l’un tenant une patte et l’autre cherchant à prendre la tête. J’ai écrit « une patte » mais ce pourrait tout aussi bien être un pied, tant la carcasse ressemble autant à celle d’un être humain qu’à celle d’un animal (qui devrait être un agneau, et pourrait l’être vu sa tête allongée).

Contrairement à la Dernière Cène de Ravenne, qui faisait du Dernier repas la commémoration de la mort de Jésus, cette miniature propose une lecture très sacrificielle de ce même Dernier Repas: celui-ci préfigure et met en scène un grand sacrifice, celui où Jésus va s’offrir tel « l’agneau de Dieu’ pour « ôter le péché du monde ». Je ne peux m’empêcher de penser que sur cette image, les disciples s’apprêtent à dévorer « réellement, vraiment et substantiellement » (pour reprendre la doctrine catholique de la transsubstantiation) le corps du Christ.

Dernier repas (4 et fin)

Le motif du « Dernier repas » a bien évidemment des connotations spirituelles et religieuses. Et je terminerai par là.

  • On le retrouve dans le bouddhisme, autour du dernier repas du Bouddha, un dernier repas dont le menu reste discuté : il aurait mangé du sūkara-maddava, un hapax qui pourrait indiquer un plat à base de champignons ou de porc. Ce mythe a des conséquences éthiques: un Bouddha qui aurait mangé de la viande pour son dernier repas légitimerait un bouddhisme qui ne serait pas strictement végétarien.
  • On le retrouve évidemment dans le christianisme, où les quatre évangiles mettent en scène le dernier repas que Jésus aurait pris avant sa crucifixion. Au menu: du pain et une coupe remplie du « fruit de la vigne ». Ce mythe a des conséquences liturgiques, puisque les Églises en ont tiré une eucharistie, une cène, un repas du Seigneur qu’elles célèbrent depuis presque 2000 ans en partageant un morceau de pain et un verre de vin; il a aussi des conséquences gastronomiques, puisque la culture chrétienne a survalorisé le pain et le vin dans les pays qu’elle a imprégnés.

Mon conseil: n’attendez pas votre dernier repas pour manger ce que vous aimez!

« Mange ton pain avec plaisir et bois ton vin d’un cœur joyeux, car Dieu a déjà approuvé tes actions. En toute circonstance, mets des vêtements de fête et n’oublie jamais de parfumer ton visage. Jouis de la vie avec la femme que tu aimes, chaque jour de la fugitive existence que Dieu t’accorde ici-bas. C’est là ce qui te revient dans la vie pour la peine que tu prends ici-bas. Utilise ta force à réaliser tout ce qui se présente à toi. En effet on ne peut pas agir ni juger, il n’y a ni savoir ni sagesse là où sont les morts que tu iras rejoindre. » Ecclésiaste 9, 7-10

Abattage rituel

Pour marquer le début du Ramadan, je propose quelques réflexions sur la nourriture halal. Car le 5 juin dernier, j’étais à Québec pour rencontrer le député André Simard, porte-parole de l’opposition officielle en matière d’agriculture et d’alimentation à l’Assemblée Nationale du Québec. Dans le cadre du débat sur la vente de viande halal au Québec, il voulait entendre  mon avis sur “l’abattage rituel”. Voici les réflexions que je lui ai transmise (conçues avec l’aide de Sharam Nahidi):

  1. Se nourrir étant un besoin essentiel, tout ce qui touche à l’alimentation revêt un aspect  particulièrement fondamental.
  2. Dans une perspective large, les spiritualités (religions, éthiques, philosophies ou croyances) ont un impact sur les habitudes alimentaires: du Carême à la soupe qui fait grandir, en passant par le goût du terroir. D’où la devise du GRAS: « on mange (aussi) comme on croit ».
  3. Parce que l’on à tendance à croire que l’on est ce que l’on mange (ou que l’on n’est pas ce que l’on ne mange pas), la nourriture sert aussi de marqueur identitaire: un juif se sent juif parce qu’il mange cacher; un végétarien se croit plus pacifique parce qu’il ne tue pas d’animal; et c’est en mangeant de la poutine que l’on pense devenir québécois).
  4. Lorsqu’une religion fixe des règles alimentaires, elle le fait de manière arbitraire pour que les croyant-e-s y obéissent par seul motif de foi.
  5. Ce qui n’empêche pas d’y retrouver des justifications d’hygiène (le cheval élimine son urée par les muscles, le porc peut transmettre la parasitose nerveuse), économiques (une vache vivante rapporte plus qu’une vache morte), sociales (interdire le porc, c’est favoriser les nomades qui ne peuvent pas en élever au détriment des sédentaires), etc.
  6. Et ce qui ne dispense pas les théologiens et les responsables religieux de rendre compte rationnellement des règles alimentaires qu’ils promeuvent, par exemple de leurs impacts sur la santé des croyant-e-s, sur le bien-être des animaux ou sur la vie en société.
  7. Quant à l’islam, il répartit les aliments entre haram (illicite) et halal (licite). Sont notamment haram: l’alcool, le porc, tout animal carnivore, tout oiseau sans pattes fourchues, tout poisson sans écailles, et tout animal qui n’a pas été abattu selon le rituel.
  8. Mais la hiérarchisation est plus fine, elle comprend les catégories suivantes de nourritures: interdites, à éviter, neutres, recommandées, obligatoires. Par exemple, la viande crue esthalal, mais elle est à éviter; le lait est neutre; les dates sont recommandées (elles sont mentionnées dans le Coran et ont été consommées par le Prophète).
  9. Les rites d’abattage remplissent une double fonction: ils permettent de remercier Dieu de nous donner à manger et de s’excuser auprès de l’animal de devoir le tuer pour le manger.
  10. En islam, l’abattage rituel halal implique six conditions :
    1. L’abatteur doit être un « homme du livre », c’est-à-dire, un musulman, un juif ou un chrétien.
    2. Il ne faut pas que soit invoqué sur l’animal un autre nom que celui d’Allah.
    3. L’animal doit être tourné la tête vers la Mecque.
    4. Il doit être égorgé vivant (il semble qu’un étourdissement soit possible, s’il n’entraîne pas la mort).
    5. L’abatteur doit trancher d’un seul coup les deux canaux qui transportent l’air et le sang.
    6. L’animal doit être saigné complètement.
  11. Pour décider d’interdire ou d’autoriser cet abattage rituel, il convient de répondre à deux questions:
    1. Une question de santé: Dans quelle mesure augmente-t-il (ou diminue-t-il) les risques sanitaires pour le/la consommateur/trice?
    2. Une question éthique: Dans quelle mesure augmente-t-il (ou diminue-t-il) la cruauté inhérente à la mise à mort d’un animal? Questions liées : les musulmans du Québec, dans leur diversité, peuvent-ils accepter l’utilisation d’un moyen visant à diminuer la souffrance de l’animal? Si oui, lequel?
  12. Dans le cas où cet abattage rituel serait autorisé, le/ la consommateur/trice devrait être informé de la manière dont l’animal duquel provient sa viande a été abattu (question de traçabilité).