La viande comme marqueur de l’identité chrétienne (2012)

L’alimentation carnée a servi de marqueur de l’identité chrétienne ad extra (vis-à-vis des autres religions: judaïsme, religion gréco-romaine, bouddhisme) et ad intra (à l’intérieur du christianisme: dans les débat entre christianisme ascétique et culture du sacrifice, entre catholiques et protestants, entre chrétiens végétariens et chrétiens omnivores).

Voici ici l’affiche que j’ai réalisée pour le colloque « La viande: fabrique et représentation » organisé par l’Institut européen de l’histoire et des cultures et de l’alimentation et l’Université François-Rabelais à Tours du 29 novembre au 1er décembre 2012.

Bauer, O. (2012). L’alimentation carnée comme marqueur de l’identité

Bauer, O. (2012, 29 novembre – 1er décembre). L’alimentation carnée comme marqueur de l’identité chrétienne ad extra et ad intra. Communication présentée lors du colloque « La viande: fabrique et représentation », Institut européen de l’histoire et des cultures et de l’alimentation. Université François-Rabelais (Tours).

Lire l’article:

« Nous savons d’une part que le christianisme (comme les autres religions, mais souvent différemment d’elles) influence la manière dont les Chrétien·nes s’alimentent. Il peut ainsi exercer un contrôle sur une activité fondamentale et obligatoire de l’être humain et s’assurer «une mainmise sur un aspect absolument essentiel – parce que vital – de l’existence humaine» (Assouly, 2002: 229). Nous savons d’autre part que les règles alimentaires représentent un marqueur identitaire simple et puissant. Elles forgent une identité alimentaire,

edible identity (Rosenblum, 2010: 60) permettant de distinguer entre un «nous» formés de celles et ceux qui respectent les règles et des «autres» dans lesquels sont rassemblés celles et ceux qui ne les respectent pas. Comme l’a bien montré Jordan D. Rosenblum à propos du judaïsme rabbinique, il existe deux niveaux de distinction entre ce «nous» et ces «autres»: un «nous» qui se distingue d’un «autre extérieur » (external Other) et un «nous» qui se distingue d’un «autre intérieur» (internal Other) (Rosenblum, 2010: 188-189)

Dans le cas qui nous intéresse, nous postulerons que la consommation de viande a fonctionné et fonctionne encore comme un marqueur de l’identité chrétienne ad extra , en permettant au chrétien de se démarquer des «autres extérieurs» formés par toutes les religions que le christianisme a successivement rencontrées, et ad intra , en permettant à certains Chrétien·nes de se démarquer des «autres intérieurs» formés des Chrétien·nes théologiquement différents. Car si les manières dont les Chrétien·nes s’alimentent diffèrent selon les temps, les lieux et les cultures, elles diffèrent aussi selon les théologies, par exemple en fonction de la place que l’on attribue aux plantes et aux animaux dans la création divine, mais aussi selon la manière de lire la Bible juive ou la valeur accordée au pain et au vin de la communion. De fait, les deux «autres» (l’autre extérieur et l’autre intérieur) sont souvent difficiles à distinguer et la condamnation d’un autre extérieur vise souvent tout autant un autre intérieur et la condamnation d’un autre intérieur vise souvent tout autant un autre extérieur. »

2 commentaires

  1. « Une nourriture de mort engendre la mort ! Une nourriture de vie engendre la vie ! »
    Jésus-Christ.

    Les animaux sont mangés morts. Manger des cadavres n’a jamais été bon à la santé !

    De plus, ces créatures sont faites de la même substance que nous. Leur esprit est issu aussi du même Père. Les animaux sont nos petits frères et sœurs.

    Dieu renouvela l’alliance de Paix avec tous les animaux, comme promis en Osée 2 :20-22.

    La tolérance faite pour la polygamie et l’acte de manger les animaux, en raison de la dureté du cœur des humains, fut annulée par Dieu lorsqu’Il vint sur Terre.

    Genèse 1 :30 ; Matthieu 6 :10 ; Jérémie 7 :22, 23 ; Osée 2 :20-22 ; Jean 13 :34, 35 ; Actes 15 :28, 29 « Abstenez-vous des animaux » (le terme « étouffés » fut ajouté bien plus tard à celui de « animaux »).

    Manger des animaux, c’est se rendre coupable devant Dieu d’effusions de sang de créatures innocentes. Le Gouverneur et Juge universels, l’Auteur de toute vie, demandera des comptes pour chaque animal mangé. Luc 12 :6.

    Deux historiens sérieux attestent que les premiers chrétiens fidèles ne mangeaient pas les animaux. Pline, historien Romain païen au premier siècle de notre ère ; Jérôme, historien chrétien.

    C’est pourquoi, depuis leur origine, les fidèles chrétiens ne mangent pas les animaux. Toutes les preuves historiques et scripturaires sur le site chretiensretablis.com à la rubrique « vérités rétablies ».

    Au quatrième siècle de notre ère, l’Empereur païen Romain Constantin le Grand (qui la veille de sa mort sacrifia au faux dieu Zeus) et l’Évêque hérétique de Rome Sylvestre 1er, persécutèrent les chrétiens fidèles végétariens.

    Ces autorités brûlèrent les manuscrits authentiques de l’Écriture Divine et ils en falsifièrent d’autres. Une terrible Inquisition fut menée.

    Les bibles actuelles sont basées essentiellement sur ces manuscrits postérieurs au quatrième siècle de notre ère, après la purge impie.

    La Bible d’aujourd’hui n’est pas celle que lisaient et utilisaient les premiers fidèles chrétiens jusqu’au quatrième siècle de notre ère. Toutes les bibles actuelles sont falsifiées, incomplètes et apocryphes. Toutes les preuves sur le site chretiensretablis.com à la rubrique « Écriture de Dieu ».

    En tant que fidèles chrétiens, nous avons le devoir de rejeter ces bibles apocryphes largement diffusées (Galates 1 :8). Nous avons la responsabilité de rétablir les vérités originelles et de pratiquer le mode de vie saint réclamé par Notre Seigneur sans lequel personne ne le verra.

    Un authentique chrétien, Jean-Jacques PUGIN.
    Site chretiensretablis.com

    1. Cher Monsieur,
      Je vous remercie d’avoir pris la peine d’ajouter ce commentaire. J’ai approuvé votre commentaire, bien que je ne partage pas votre opinion, notamment sur une prétendue falsification de la Bible. J’ai aussi de la peine avec votre manière de vous désigner comme un « authentique chrétien ». Voulez-vous suggérer qu’il y en aurait des inauthentiques? J’attends encore de rencontrer quelqu’un qui se dirait un « faux chrétien ».

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