culte

Quand et comment les chrétien·nes célèbrent-elles et ils la résurrection de Jésus?

  • Par une célébration hebdomadaire, appelée culte, messe ou divine liturgie, fixée au dimanche parce que Jésus est ressuscité dans la nuit qui suit le sabbat.
  • Par une célébration annuelle, celle de Pâques, fixée au premier dimanche après la première pleine lune de printemps (une date astucieuse qui combine des symboliques religieuse – Pâques est fixée en fonction de la Pâque juive et de la crucifixion de Jésus –, cosmique – Pâques est une fête du printemps – et culturelle – Pâques ne pouvait pas tomber en même temps que les fêtes de la fondation de Rome).

Pour en savoir plus sur la fixation de la date de Pâques, lire Declercq, G. (2000). Anno Domini: Les origines de l’ère chrétienne. Brepols.

Fétichisme du pain et du vin

Dans un « Communiqué de l’Eglise protestante unie de France » publié le 14 mars à propos des activités ecclésiales en période d’épidémie de coronavirus, je lis ce passage qui me surprend:

« Pour la Cène, la recommandation donnée il y a deux semaines est bien sûr toujours valable : un jeûne de Cène en ce temps de Carême a tout son sens. Le pain et le vin peuvent être posés sur la table et un temps de prière avoir lieu, sans distribution. »

Le « jeûne de Cène » me paraît effectivement sensé. Mais je ne comprends pas ce besoin de poser sur la table du pain et du vin. À quoi bon, si on ne les consomme pas? N’est-ce pas du fétichisme?

Et d’autres questions me viennent: si l’on pose une image de pain et de vin, est-ce que la cène est valable? Et si l’on montre les mots « pain » et « vin », est-ce que la cène fonctionne encore? Faut-il mettre le vin dans un verre transparent pour qu’on puisse le voir? Mais si l’on ne peut pas goûter comment être certain.e qu’il s’agit bien de vin? Et que se passe-t-il si c’est une autre boisson?

Mais ces mesures et mes questions sont déjà obsolètes, puisque les cultes sont supprimés jusqu’à nouvel ordre.

Pour donner de l’autorité à mon opinion, j’ajoute une citation de Jean Calvin:

« Notre Seigneur, ayant commandé à ses disciples de manger le pain sanctifié en son corps, quand il vient à la coupe ne leur dit pas simplement : Buvez, mais il ajoute expressément que tous en boivent (Matth. 26: 27). Voudrions-nous une chose plus claire que celle-là ? Il dit que nous mangions le pain, sans user d’un mot universel ; mais il dit que nous buvions tous de la coupe. D’où vient cette différence, sinon qu’il a voulu aller au-devant de cette malice du Diable ? Et néanmoins l’orgueil du pape est tel qu’il ose dire : N’en buvez pas tous ! »

Jean Calvin, Petit traité de la Sainte Cène de notre Seigneur Jésus- Christ dans lequel sont montrés sa vraie institution, son profit et son utilité (1541), adaptation moderne d’Harald Châtelain, Jean Cadier et Pierre- Charles Marcel. Paris, Librairie protestante, 1959, p. 52-53


Sur la cène et le coronavirus, lire aussi sur mon blogue:

Nouveauté 2020: Prédications en libre-accès

Pour cette année 2020, j’ajoute une nouvelle page sur mon blogue: Prédications en libre-accès.

J’y propose mes réflexions sur la prédication, un outil pour vous aider à construire une prédication et surtout les textes de quelques unes de mes prédications, soigneusement sélectionnés, comme vous pouvez l’imaginer. Je tenterai de l’alimenter régulièrement.

J’ai organisé mes prédications en quatre rubriques :

  1. Sur la Bible juive
  2. Sur le Nouveau Testament
  3. Sur des thématiques théologiques
  4. Sur d’autres textes

Vous pouvez les lire ou les prêcher. Dans ce cas, soyez assez gentil·le pour en indiquer la source.

«La Bible ne parle pas, la Bible ne dit rien!» (1 prédication en 5 images seulement)

Il y a quelques semaines, j’ai publié un article intitulé « «La Bible ne parle pas, la Bible ne dit rien!» (1 prédication en 4 images seulement)« .

J’ai trouvé à Paris une cinquième image que j’ai ajoutée à ma prédication:

Image_QuiParleQuandNousLisonsBible

Pour savoir comment j’intègre cette image dans ma prédication, vous pouvez lire ou télécharger le texte enrichi de la prédication « LA BIBLE NE PARLE PAS, LA BIBLE NE DIT RIEN! (version enrichie)« .

«La Bible ne parle pas, la Bible ne dit rien!» (1 prédication en 4 images seulement)

Serez-vous capable de comprendre ma prédication avec ces quatre images comme seuls éléments?

Premier élément

Publicité d'une Église à Montréal: "La Bible parle. Centre-Ville. Bienvenue à tous"

Publicité d’une Église à Montréal

Deuxième élément

Chapelle œcuménique des Hôpitaux Universitaires de Genève- À gauche, un tabernacle. À droite, une Bible dans une vitrine en verre.

Chapelle œcuménique des Hôpitaux Universitaires de Genève

Troisième élément

Caricature d'un homme debout sur les pages d'un livre. "Sola Scriptura". "Les feuilles d'automne emportées par le vent (de la Réforme)"

Caricature d’un homme debout sur les pages d’un livre

Quatrième élément

Une publicité de l'Église Unie du Canada. Une Bible avec des signets verts et roses. Signerts verts: "Agree". Signets roses: "Disagree".

Une publicité de l’Église Unie du Canada


Si vous voulez vérifier la justesse de votre intuition ou si avez de la peine à reconstruire l’ensemble de la prédication, lisez ou téléchargez le texte de la prédication «LA BIBLE NE PARLE PAS, LA BIBLE NE DIT RIEN!».

Un repas plus que parfait

Inspiré par l’émission télévisée « Un dîner presque parfait » (au Québec « Un souper presque parfait« ), je propose de nommer la cène, nom protestant d’un moment de communion où les chrétien·nes partagent du pain et du vin, je propose ce slogan: « Un repas plus que parfait ».

Un repas à consommer au présent, entre le passé pas si simple de la mort de Jésus et le futur antérieur d’un nouveau monde qui a déjà commencé.


Découvrez ou redécouvrez ce qu’est la cène protestante sur le site de L’Oratoire du Louvre, paroisse parisienne de l’Église protestante unie de France.