Pâques

V-46 (mercredi des Cendres)

Cette année, je propose sur mon blogue huit chroniques échelonnées de Mardi gras à Pâques. Je les ai intitulées : « Le jour V : un conte à rebours de Mardi gras à Pâques ». Pour chaque date symbolique, j’évoque un moment de la vie gastronomique et spirituelle d’une famille œcuménique multiculturelle avec deux mamans et un enfant, bref d’une famille tout à fait typique.


À la messe du matin, Christelle s’est fait marquer le front d’une croix de cendre. Aujourd’hui, elle jeûne et pendant les 40 prochains jours — car « le dimanche, maman Christelle mange comme nous » —, elle « fera maigre, » se privant de viande, d’œuf, d’alcool et de sucre, sauf un peu de sirop d’érable en suivant saint Thomas pour qui « seul ce qui se croque rompt le jeûne ». Maman Kerstin quant à elle continuera à exercer sa liberté protestante, mais veillera à ne pas choquer sa compagne. Les deux mamans feront de leur mieux pour Christopher, ce qui n’implique pas forcément de le gaver de bonbons, comme Christelle doit parfois le rappeler.


Le jour V : un conte à rebours de Mardi gras à Pâques

  1. V-47 (Mardi gras)
  2. V-46 (mercredi des Cendres)
  3. Un dimanche du carême
  4. 20 mars 2021 : Équinoxe de printemps
  5. V-5 (Les Rameaux)
  6. V-1 (La dernière cène)
  7. Vendredi 2 avril 2021 : Jour V (Vendredi-Saint)
  8. V+3 (Pâques)

V-47 (Mardi gras)

Cette année, je propose sur mon blogue huit chroniques échelonnées de Mardi gras à Pâques. Je les ai intitulées : « Le jour V : un conte à rebours de Mardi gras à Pâques ». Pour chaque date symbolique, j’évoque un moment de la vie gastronomique et spirituelle d’une famille œcuménique multiculturelle avec deux mamans et un enfant, bref d’une famille tout à fait typique.


Christopher se déguise en superhéros. Ses deux mamans font frire tous les beignets qu’elles savent cuisiner : bugnes, beignes, beugnons, boules de Berlin ou schenkele, donuts, chichifregi, fritelles croustillons et des merveilles. Il faut en profiter puisque dès demain, maman Christelle fera le carême des catholiques.


Le jour V : un conte à rebours de Mardi gras à Pâques

  1. V-47 (Mardi gras)
  2. V-46 (mercredi des Cendres)
  3. Un dimanche du carême
  4. 20 mars 2021 : Équinoxe de printemps
  5. V-5 (Les Rameaux)
  6. V-1 (La dernière cène)
  7. Vendredi 2 avril 2021 : Jour V (Vendredi-Saint)
  8. V+3 (Pâques)

Quand et comment les chrétien·nes célèbrent-elles et ils la résurrection de Jésus?

  • Par une célébration hebdomadaire, appelée culte, messe ou divine liturgie, fixée au dimanche parce que Jésus est ressuscité dans la nuit qui suit le sabbat.
  • Par une célébration annuelle, celle de Pâques, fixée au premier dimanche après la première pleine lune de printemps (une date astucieuse qui combine des symboliques religieuse – Pâques est fixée en fonction de la Pâque juive et de la crucifixion de Jésus –, cosmique – Pâques est une fête du printemps – et culturelle – Pâques ne pouvait pas tomber en même temps que les fêtes de la fondation de Rome).

Pour en savoir plus sur la fixation de la date de Pâques, lire Declercq, G. (2000). Anno Domini: Les origines de l’ère chrétienne. Brepols.

Carême et Avent

Ça m’est venu comme une illumination! Le carême et l’Avent remplissent tous deux la même fonction. En nous promettant une récompense – les cadeaux de Noël et les chocolats de Pâques -, ils nous font faire patienter jusqu’à la fête, la naissance de Jésus et la résurrection du Christ.

Le Christ est un DJ; la musique électronique permet la communion; elle transporte au paradis.

J’ai déjà parlé de l’utilisation d’une Cène pour la publicité du Bal en blanc, un festival de musique électronique tenu à Montréal chaque année à Pâques (lire l’article: « La Cène: Époque contemporaine »). Je viens de découvrir l’utilisation d’une Maiestas Domini pour la publicité d’Electron, le « Geneva’s festival of electronic cultures » qui se tient à Genève aux mêmes dates. Que les événements se tiennent à Pâques semble donc inspirer les publicitaires…

Affiche du festival Electron (Genève, 2017)

Affiche de la 14e semaine Bal en Blanc (Montréal, 2008)

Ce qui me frappe c’est la manière dont la « culture électronique » récupère des images christiques, mais qu’elle les décale, évidemment.

  • L’affiche du Bal en Blanc fait de la Cène une tablée de personnes qui brillent par leur diversité sexuelle (hommes et femmes, LGBTQ+), ethnique (il n’y a toutefois pas de noir) et religieuse (signes ostensibles de judaïsme, d’islam et d’hindouisme); mais qui ne brillent pas par leur diversité physique (toutes jeunes, minces et belles); elle fait du Christ un DJ, touchant de sa main droite ses écouteurs, posant la main gauche sur une double platine (au lieu d’un plat).
  • L’affiche d’Electro fait du Christ en majesté, un prêtre (identifié par le col noir qui dépasse de son aube blanche), jeune, mince, à l’allure boudeuse; elle fait du prêtre un Seigneur rayonnant (inscrit dans une mandorle en forme de cadre kitsch), levant trois doigts (ou deux doigts et demi) de sa main droite; elle fait du Christ un DJ, écouteurs sur les oreilles et serrant sur son cœur un disque vinyle noir (au lieu du livre traditionnel)

Combinées, les deux affiches délivrent un message clair: le Christ est un DJ; la musique électronique permet la communion; elle transporte au paradis.

Œuf de Pâques

Traditionnellement, l’œuf est un symbole religieux: c’est souvent à partir de lui que les dieux créent le monde; les deux moitiés de la coquille forment la terre et le ciel; le blanc et le jaune donnent naissance à la vie, aux êtres humains.

Mais c’est d’une autre symbolique que le christianisme a paré l’œuf. Il en a fait l’un des symboles de Pâques, de la résurrection de Jésus-Christ. Il est ainsi d’usage dans les Églises orthodoxes d’emmener un œuf au culte de Pâques, de le frapper – de le «taquer» – contre celui d’un paroissien en disant: «Christ est ressuscité!». L’autre fait de même en répondant – du tac au tac -: «Il est vraiment ressuscité!».

Oeufs de Pâques 

 À quoi l’œuf doit-il son rôle pascal? Pourquoi est-il devenu un symbole de la résurrection?

  • On peut penser que les Chrétiens ont voulu récupérer le lien avec la création, en faisant de la résurrection le début d’un nouveau monde.
  • On peut penser que la forme quasi ronde illustre la perfection du Christ.
  • On peut penser que la coquille rappelle le tombeau dont le Ressuscité est sorti le matin de Pâques. Et que la teinture rouge, privilégiée par les orthodoxes, rappelle le sang de Jésus qui aurait coulé sur les œufs que Marie-Madeleine rapportait du marché le jour de la crucifixion.

Sur les symboles gustatifs de Pâques, lire aussi sur ce blogue:

Sur les aliments de Noël, lire sur ce blogue: