Auteur : Olivier Bauer

Olivier Bauer est professeur ordinaire à la Faculté de théologie et de sciences des religions de l'Université de Lausanne.

Pour une mort qui n’est pas escamotée, visionnez « Death, Through a Nurse’s Eyes »!

Je reviens un instant sur l’éventualité d’une mort escamotée par les médias (voir mon article La mort escamotée?). Ce matin, Nicolas Demorand, coanimateur du 7-9 sur France Inter, signalait un court documentaire mis en ligne sur la page Opinion du New York Times:

Sockton, A., & King, L. (2021, février 24). Death, Through a Nurse’s Eyes. In Opinion Video. The New York Times. https://www.nytimes.com/2021/02/24/opinion/covid-icu-nurses-arizona.html

« The short film above allows you to experience the brutality of the pandemic from the perspective of nurses inside a Covid-19 intensive care unit. »
« Le court métrage ci-dessus vous permet de faire l’expérience de la brutalité de la pandémie, du point de vue des infirmières dans une unité de soins intensifs COVID-19 »

Mêlant des images filmées par une caméra fixée sur le ventre d’infirmières, les témoignage de ces mêmes infirmières et le récit d’un narrateur, cette courte vidéo (15 min. et 10 sec.) fait voir et entendre les derniers moments des malades et les soins qui leur sont prodigués.

Elle permet de partager les derniers moments des malades et l’engagement des soignantes.

Elle permet de comprendre ce que signifie mourir, mourir de la COVID-19 et mourir loin de sa famille – qui ne peut être présente qu’en visioconférence -, et sans les rites auquel on tient – le sacrement des malades est administré seulement par téléphone -.

La mort escamotée?

Laure Dasinières, journaliste pour Heidi.News (lire son article : Pourquoi la mort a disparu à la faveur de l’épidémie de Covid-19), me suggère une hypothèse : « En période de COVID-19, la mort et ses représentations seraient escamotées dans l’espace public et dans les médias ». Pas entièrement convaincu, je la mets à l’épreuve de quelques faits, pour voir si elle leur résiste.

La mort escamotée dans l’espace privé ?

Mais je commence par rappeler que la pandémie a forcé beaucoup d’entre nous à se confronter à la mort d’un·e proche, même si certaines morts ont été effectivement escamotées par l’impossibilité d’accompagner les mourant·es dans leurs derniers instants ou de prendre soin de leur cadavre.

La mort escamotée dans l’espace public ?

Il est vrai que les limites imposées, en particulier celles du nombre de participant·es aux funérailles ont pu rendre la mort plus abstraite. Car depuis un an, nous avons fréquenté moins de cimetières, vu moins de cadavres, moins de cercueils et moins d’urnes, réconforté moins de proches en pleurs, entendu moins de rappel de notre vulnérabilité. Et nous avons parfois dû participer à des obsèques à distance ce qui a limité les perceptions à la vue et à l’ouïe, ce qui a réduit notre émotion et peut-être escamoté un peu de la réalité de la mort.

Il est aussi vrai que les diverses variantes de confinements, la fermeture de commerces et l’obligation de faire des activités à distance ont pu conduire à relativiser l’importance de la mort. Pour certain·es, la mort physique est un moindre mal par rapport à l’impossibilité de travailler, de vivre des rapports sociaux et même de consommer. Le christianisme a pu contribuer à relativiser la mort au nom de l’espérance d’une vie après la mort garantie par la résurrection du Christ.

La mort escamotée dans les médias ?

Loin d’escamoter la mort, les médias l’ont littéralement mise « à la une » ! Pudiquement certes, mais ils l’ont fait. Que ce soit pour indiquer l’ampleur du drame, pour dresser le bilan quotidien du nombre de décès ou pour marquer des seuils symboliques. Mais il est vrai que la répétition du nombre des décès crée sans doute une certaine accoutumance à la mort et tend à la banaliser, si ce n’est à l’escamoter. J’en donne trois exemples récents :

L’Express: Un cimetière portugais débordé par les mort·es de la COVID-19.
Une du Temps avec l'indication du nombre de mort de la COVID-19
Le Temps: Bilan quotidien des décès dus à la COVID-19 en Suisse.
Une du New York Times comémmorant 500'000 mort·es de la Covid-19
New York Times: Symbolisation des 500’000 mort·es de la COVID-19 aux USA.

L’hypothèse d’une mort escamotée résiste-t-elle à l’épreuve de la réalité ?

L’hypothèse « En période de COVID-19, la mort et ses représentations seraient escamotées dans l’espace public et dans les médias » ne résiste qu’à moitié à la mise à l’épreuve de la réalité. Il est vrai que la mort a pu être escamotée dans l’espace public. Mais il est faux qu’elle l’ait été dans les médias.

Si la mort était escamotée serait-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle ?

Il me reste encore une dernière mise à l’épreuve de l’hypothèse, une mise à l’épreuve subjective cette fois, une mise à l’épreuve qui implique le sujet que je suis. Elle n’y résiste pas. Que la mort soit escamotée peut être rassurant, agréable, réconfortant. Mais c’est illusoire et trompeur. Car ce n’est évidemment jamais la mort qui est escamotée, mais seulement sa représentation publique et médiatique. Tant qu’il y a des mort·es, tant que la mort est présente dans les espaces intimes et privés, il faut qu’elle le soit aussi dans l’espace public et dans les médias. Il faut la présenter et la représenter pour rappeler sa mortalité à qui se croit immortel. Il faut la présenter et la représenter pour rappeler sa cruauté à qui a l’espoir de la résurrection. Il faut la présenter et la représenter pour rappeler combien la vie peut valoir la peine d’être vécue, combien il est nécessaire de la protéger.


Sur la mort et le mourir, on peut aussi lire sur mon blogue:

V-46 (mercredi des Cendres)

Cette année, je propose sur mon blogue huit chroniques échelonnées de Mardi gras à Pâques. Je les ai intitulées : « Le jour V : un conte à rebours de Mardi gras à Pâques ». Pour chaque date symbolique, j’évoque un moment de la vie gastronomique et spirituelle d’une famille œcuménique multiculturelle avec deux mamans et un enfant, bref d’une famille tout à fait typique.


À la messe du matin, Christelle s’est fait marquer le front d’une croix de cendre. Aujourd’hui, elle jeûne et pendant les 40 prochains jours — car « le dimanche, maman Christelle mange comme nous » —, elle « fera maigre, » se privant de viande, d’œuf, d’alcool et de sucre, sauf un peu de sirop d’érable en suivant saint Thomas pour qui « seul ce qui se croque rompt le jeûne ». Maman Kerstin quant à elle continuera à exercer sa liberté protestante, mais veillera à ne pas choquer sa compagne. Les deux mamans feront de leur mieux pour Christopher, ce qui n’implique pas forcément de le gaver de bonbons, comme Christelle doit parfois le rappeler.


Le jour V : un conte à rebours de Mardi gras à Pâques

  1. V-47 (Mardi gras)
  2. V-46 (mercredi des Cendres)
  3. Un dimanche du carême
  4. 20 mars 2021 : Équinoxe de printemps
  5. V-5 (Les Rameaux)
  6. V-1 (La dernière cène)
  7. Vendredi 2 avril 2021 : Jour V (Vendredi-Saint)
  8. V+3 (Pâques)

V-47 (Mardi gras)

Cette année, je propose sur mon blogue huit chroniques échelonnées de Mardi gras à Pâques. Je les ai intitulées : « Le jour V : un conte à rebours de Mardi gras à Pâques ». Pour chaque date symbolique, j’évoque un moment de la vie gastronomique et spirituelle d’une famille œcuménique multiculturelle avec deux mamans et un enfant, bref d’une famille tout à fait typique.


Christopher se déguise en superhéros. Ses deux mamans font frire tous les beignets qu’elles savent cuisiner : bugnes, beignes, beugnons, boules de Berlin ou schenkele, donuts, chichifregi, fritelles croustillons et des merveilles. Il faut en profiter puisque dès demain, maman Christelle fera le carême des catholiques.


Le jour V : un conte à rebours de Mardi gras à Pâques

  1. V-47 (Mardi gras)
  2. V-46 (mercredi des Cendres)
  3. Un dimanche du carême
  4. 20 mars 2021 : Équinoxe de printemps
  5. V-5 (Les Rameaux)
  6. V-1 (La dernière cène)
  7. Vendredi 2 avril 2021 : Jour V (Vendredi-Saint)
  8. V+3 (Pâques)

Livre # 3 le 1er février 2021 : « Conversations avec Dieu » par Neale Donald Walsh

Février 2021

La Bible Segond et le Missel des dimanches étant respectivement numéros 1 et 2 le 1er février 2021 (voir mes articles Livre # 1 le premier octobre 2020 : « La Bible Segond 1910 » et Livre # 1 le 1er décembre 2020 : « Missel des dimanches 2021 »), je traite du numéro 3 :

Walsh, N. D. (2003). Conversations avec Dieu — Un dialogue hors du commun (M. Saint-Germain, Trad. ; Vol. 1). J’ai Lu. 252 pages

Une citation percutante

« Ce livre traite de la plupart des questions, sinon toutes, que nous nous sommes posées sur la vie et l’amour, le but et la fonction, les gens et les relations, le bien et le mal, la culpabilité et le péché, le pardon et la rédemption, la voie qui mène à Dieu et le chemin de l’enfer… de tout. Il aborde directement le sexe, le pouvoir, l’argent, les enfants, le mariage, le divorce, le travail, la santé, l’au-delà, le pré-maintenant… tout. Il explore la guerre et la paix, la connaissance et l’ignorance, le fait de donner et le fait de recevoir, la joie et la peine. Il envisage le concret et l’abstrait, le visible et l’invisible, la vérité et l’absence de vérité. » (p.10)

Le livre

Dans son introduction, l’auteur décrit la naissance de son livre en cinq temps (p.9-12) :

  1. « Ce livre s’est manifesté à moi. »
  2. « Ma vie serait probablement plus simple si j’avais gardé tout cela pour moi. »
  3. « Malgré les inconvénients que ce live pourrait me causer […], il ne m’est plus possible d’arrêter ce processus. »
  4. « Il fallait le publier car c’est un cadeau merveilleux. »
  5. « Ce livre est “le dernier mot de Dieu à propos de tout.” »

Dans le livre, un « je » pose des questions à Dieu qui lui répond. Ce qui donne un long dialogue (le livre et le premier d’une trilogie à laquelle s’est ajouté un tome 4) entre « je » et un Dieu aussi désigné comme Dieu le Père ou le Créateur, mais aussi la Divinité ou la Déité, la Source, le Grand Invisible, l’Énergie elle-même, « Tout Ce Qui Est et Tout Ce Qui N’est Pas ».

Le livre est long, parfois compliqué, mais le cœur du message est simple. Renforcement positif, développement personnel : nous sommes une part de Dieu ; notre potentiel est illimité ; nous l’avons oublié ; nous devons nous le rappeler ; nous devons choisir entre la peur et l’amour ; tout ce qui nous arrive résulte de nos choix.

Arrivé à ce point, on peut se demander pourquoi Amazon.fr l’a placé dans la catégorie « Christianisme ». Je note d’abord que le site de vente en livre l’inclut aussi dans la catégorie « Canalisation du Nouvel Âge » et même « Cuisine & Vins », ce qui montre la rigueur des choix. Mais plus fondamentalement, l’auteur fonde son livre sur une culture largement chrétienne, qu’il vient corriger et contester. Il mentionne des concepts théologiques : la crucifixion, le péché, l’enfer, etc. ; il évoque des textes bibliques : « Bénis soient ceux qui sont centrés sur le Soi, car ils connaîtront Dieu » (cf. évangile attribué à Matthieu chapitre 5) ou « Tu peux imaginer quel genre d’énergie créatrice se déchaîne chaque fois que deux personnes ou plus se rassemblent en Mon nom » (cf. évangile attribué à Matthieu chapitre 18,20) ; il relit les dix commandements en les transformant en dix engagements : « 5. Tu sauras que tu as trouvé Dieu quand tu verras que tu ne tues pas (c’est-à-dire : tuer volontairement, sans raison) » (p. 122); mais si le christianisme l’inspire, l’auteur ne se montre jamais sectaire quant aux références religieuses qu’il mobilise ; s’il fait de nombreuses mentions de Jésus, il convoque aussi le Bouddha, Moïse ou Krishna. Et toujours, il conteste et corrige ce qui a été dit, fait, pensé, enseigné, comme en témoigne ce dialogue :

— « Mais ma vérité à propos de Dieu vient de Toi.

— Qui a dit cela ?

— D’autres.

— Quels autres ?

— Des leaders. Des pasteurs. Des rabbins. Des prêtres. Des livres. La Bible, pour l’amour du ciel !

– Ce ne sont pas des sources autorisées. » (p. 21)

Ce qui peut séduire

Si un livre vous donne les clefs pour être riche, en bonne santé et avoir du sexe heureux, allez-vous le lire ?

Mon avis

(—) « Qu’allez-vous pouvoir faire avec ce charabia Nouvel Âge ? » m’a demandé le libraire chez qui j’achetais le livre. Aujourd’hui, je lui répondrai: « Franchement pas grand-chose ! » Je n’aime pas la forme — l’auteur devrait prendre ses responsabilités et assumer ce qu’il veut transmettre — , je n’aime pas le fond : croire en Dieu ne garantit pas la prospérité. De plus, le message est immunisé, c’est-à-dire qu’il rend impossible toute discussion Essayez donc de contester une telle affirmation : j’ai voulu tout ce qui m’arrive et même si je n’ai pas voulu ce qui m’arrive, je l’ai quand même voulu ! Paradoxalement, pour un livre qui vise le renforcement positif, il prend le risque de culpabiliser et de frustrer. Car si tout est possible et qu’il me revient de me créer ce possible, alors à qui dois-je en vouloir, si j’échoue ? À moi, à moi-même, à moi seulement, à moi tout seul ! Je ressens dans ma chaire l’effet pervers d’un tel discours : la vie est difficile, mais en plus, c’est de ma faute !

(+) Je reconnais cependant deux mérites à ce livre. J’ai apprécié certaines de ses reformulations, par exemple quand l’auteur évoque l’Esprit comme désincarnation de Dieu (voir mon article L’Esprit comme désincarnation d’un Dieu incarné). Sa lecture m’a obligé à repasser ma théologie au peigne fin, en me demandant si elle résistait aux critiques formulées par Neale Donald Walsh. Car je l’admets: même ce livre peut me transmettre la parole de Dieu.

L’auteur

La lecture de l’ouvrage donne quelques informations sur l’auteur : il doit être chrétien, puisque Dieu évoque « ta religion chrétienne » (p.71). Deux pages de questions (p.93-94) disent beaucoup de ses centres d’intérêt. Un peu injustement, j’en sélectionne quelques-unes : « Que faut-il que je fasse […] pour obtenir un minimum de succès ? » « Pourquoi est-ce qu’on dirait que je ne peux jamais attirer suffisamment d’argent dans ma vie ? » « Comment puis-je résoudre certains des problèmes de santé que j’affronte ? » « Si je choisis de faire un travail de guérison dans le monde (l’œuvre de Dieu), puis-je faire cela et atteindre l’abondance financière ? » « Pourquoi as-tu fait du sexe une expérience humaine si bonne, si spectaculaire, si puissante, si nous devons nous en abstenir autant que possible ? ».

Sa page Wikipédia précise qu’il est né le 10 septembre 1943 à Milwaukee, dans le Wisconsin et « qu’il est principalement connu pour ses livres dans lesquels il transcrit ses “conversations” avec Dieu survenues à la suite d’un accident de voiture qui provoqua une crise majeure dans sa vie ». Elle ajoute que sa trilogie Conversations avec Dieu s’est vendue à 7 millions d’exemplaires dans le monde.

Le site « Conversations with God » qui est une véritable entreprise spirituelle vend les produits de Neale Donald Walsh : des livres, des applis, des DVD, des cours à distance, des enregistrements audio, des cartes de vœux, des retraites, un programme de mentorat. Mais il y a aussi un onglet « free content », « contenu gratuit ».

Le traducteur Michel Saint-Germain est un journaliste et écrivain québécois (vois sa fiche sur LinkedIn).

La maison d’édition

Le livre est publié aux éditions J’ai Lu. Selon leur site, leur ambition est « d’offrir au plus grand nombre un panorama des différentes littératures actuelles ». Il est paru dans la collection Aventure secrète autoproclamée « LA collection historique d’ésotérisme en France ».


Ouvrages déjà présentés:

Corrigé le 15 février à 17h40.

Un Esprit désincarné pour un christianisme incarné

Dans un commentaire à mon dernier article L’Esprit comme désincarnation d’un Dieu incarné (qui entretemps est devenu l’avant-dernier !), Karin craint que je prône un christianisme dualiste, qui séparerait le corps et l’esprit et qui renierait le corps ; elle me demande de développer ma pensée. Je lui dis merci, car elle me permet de dissiper le malentendu que peut créer mon « mini-article » comme elle le qualifie.

Alors, oui, je crois que l’Esprit désincarne un Dieu qui s’est incarné. Mais non, je ne crois pas que cela rende le christianisme désincarné. Et je distingue deux couples de concepts : « incarnation-désincarnation » d’un côté, « corps-esprit » de l’autre.

Incarnation-désincarnation

  • Premier temps : Des êtres humains font l’expérience de Dieu dans la création qu’ils lui attribuent.
  • Deuxième temps : Des êtres humains font l’expérience qu’un de leurs contemporains, un juif du 1er siècle vivant entre Israël et la Palestine, incarne parfaitement ce que Dieu veut et ce que Dieu peut pour elles et pour eux.
  • Troisième temps : Dieu se désincarne de cet homme. D’autres êtres humains dans d’autres lieux à d’autres époques font d’autres expériences de Dieu dans leurs propres réalités.

Mon expérience de Dieu ne se limite donc pas à la lecture des textes qui racontent la naissance, la vie, la mort et la résurrection de Jésus. Tous les événements de mon existence me font faire l’expérience d’un Dieu qui s’incarne ou se réincarne.

Corps-esprit

Je reçois donc mon expérience de Dieu par toutes mes perceptions sensorielles, au travers de ce que j’entends, éprouve, goûte, sens, touche et vois. C’est dire si mon expérience de Dieu implique mon corps. Mais mon expérience de Dieu, je la construis, je la réfléchis avec mes connaissances et mes compétences, avec la somme de toutes mes expériences. C’est dire si mon expérience de Dieu mobilise mon esprit.

Et l’âme dans tout ça ?

Je ne crois pas à son existence. Ou alors seulement comme point de vue chrétien sur qui je suis, corps et esprit.


Sur un thème en partie proche, on peut lire ma contribution dans un collectif en libre-accès : Bauer, O. (2020). Théologie protestante de la santé : Un état de la question. In E. Ansen Zeder, P.-Y. Brandt, & J. Besson (Éds.), Clinique du Sens (p. 61‑66). Éditions des Archives Contemporaines. https://eac.ac/books/9782813003591