Auteur : Olivier Bauer

Olivier Bauer est professeur ordinaire à la Faculté de théologie et de sciences des religions de l'Université de Lausanne.

Whisky, Communion and Church of Scotland in one joke? Yes, we can!

Today, I heard a good joke from Richard Neal, president of the Reformed Church in Renens (Vaud, Suisse):

For the Presbyterian Church of Scotland, using whisky for the Communion is a waste of the Holy Spirit.

So true!

L’intérêt théologique de la série « La vie de JC » – L’intégrale

La RTS ayant choisi de diffuser l’intégrale de La vie de JC le premier jour de l’an, je propose ce lundi l’intégralité de mon décryptage des 20 épisodes, réunies dans un livre gratuit et en libre accès sur Serval, le serveur académique vaudois:

Bauer, Olivier. L’intérêt théologique de la vie de JC. Lausanne: Institut lémanique de théologie pratique, 2022.

Vous y trouverez les liens pour visionner en ligne tous les épisodes (disponibles en Suisse seulement).

« L’intégrale » (1er janvier 2022)

Depuis le 18 septembre 2021, la Télévision suisse romande diffuse une série parodique en 20 épisodes — un « Kaamelott évangélique suisse » — intitulée La vie de JC :

Le théologien du quotidien décrypte chaque lundi l’intérêt théologique de l’épisode diffusé le samedi précédent (voir la page « La vie de JC »).

« Retrouvez l’intégral de tous les épisodes autour de J.C. On y retrouve les apôtres Pierre, Simon et Judas, ainsi que Marie, Marie-Madeleine, Ponce Pilate, Jean-le-Baptiste. Personnages caricaturaux et scènes courtes, chaque épisode aborde avec légèreté et humour les grandes histoires autour de la vie de JC. »


  1. Medicine Man (18 septembre 2021)
  2. L’apprenti paraboliste (25 septembre 2021)
  3. Maman (2 octobre 2021)
  4. Judas Guevara (9 octobre 2021)
  5. Transversalité (16 octobre 2021)
  6. Le baptême de Jean-Ba’ (23 octobre 2021)
  7. Le possédé (6 novembre 2021)
  8. Don Corléus (13 novembre 2021)
  9. J.C. marche sur l’eau (20 novembre 2021)
  10. Romance à Tibériade (27 novembre 2021)
  11. L’autre joue (4 décembre 2021)
  12. L’apprenti paraboliste II (11 décembre 2021)
  13. Dieu est humour (18 décembre 2021)
  14. L’intégrale (1er janvier 2022)

Voir aussi sur mon blogue la page « La vie de JC » pour découvrir des critiques positives et négatives de la série.

Un bon Jésus bien mielleux ou bien cheesy selon les goûts

Vu à Sainte-Agathe-des-Monts (Québec) © Marion Bauer

L’intérêt théologique de la série « La vie de JC » – Relâche

Depuis le 18 septembre 2021, la Télévision suisse romande diffuse une série parodique en 20 épisodes — un « Kaamelott évangélique suisse » — intitulée La vie de JC :

Le théologien du quotidien décrypte chaque lundi l’intérêt théologique de l’épisode diffusé le samedi précédent (voir la page « La vie de JC »).


Pas de nouvel épisode de La vie de JC samedi dernier. Pas même un bon épisode sur la naissance de Jésus. La RTS faisait relâche. Comme il n’y aura pas non plus de vie de JC le 1er janvier, je vous donne donc rendez-vous lundi 8 janvier.


  1. Judas Guevara (9 octobre 2021)
  2. Transversalité (16 octobre 2021)
  3. Le baptême de Jean-Ba’ (23 octobre 2021)
  4. Le possédé (6 novembre 2021)
  5. Don Corléus (13 novembre 2021)
  6. J.C. marche sur l’eau (20 novembre 2021)
  7. Romance à Tibériade (27 novembre 2021)
  8. L’autre joue (4 décembre 2021)
  9. L’apprenti paraboliste II (11 décembre 2021)
  10. Dieu est humour (18 décembre 2021)

Je reçois Jésus comme un cadeau et comme un·e hôte

Aujourd’hui, c’est Noël et je termine ma réflexion sur « recevoir la Bible » (voir mes billets « J’éprouve plus de joie à recevoir qu’à donner », «Je reçois la Bible » et «Je reçois la Bible comme un cadeau ou comme un·e hôte »).

On dit parfois que le christianisme est une des trois religions du livre. Mais c’est faux. Les chrétien·nes ne mettent pas leur confiance dans un objet, aussi intéressant soit-il, mais dans une personne.

J’ai la faiblesse de croire que si Dieu existe, il a le visage d’un être humain, né dans la simplicité, qui a passé sa vie d’adulte à rendre son monde meilleur et qui, pour cela, a été exécuté ; j’ai la fierté de considérer Jésus comme mon superhéros, comme mon super cadeau. Aujourd’hui, je le reçois chez moi et je lis la Bible qui raconte sa naissance.

Joyeux Noël à chacune et chacun !


Je reçois la Bible comme un cadeau et comme un·e hôte

Intellectuellement réarmé par le sommeil, je rédige ce troisième billet sur la joie de recevoir et plus particulièrement sur celle de recevoir la Bible (voir mes billets « J’éprouve plus de joie à recevoir qu’à donner » et «Je reçois la Bible »).

La Bible est donc un miroir ou un livre dont nous sommes les héro·ïnes. Mais le miroir biblique n’est pas toujours bien poli ; il est même parfois déformant. Et dans certaines histoires bibliques, les héros — moins les héroïnes — fonctionnent comme des contre-modèles quand ils s’imposent par la force ou par la ruse. Et certains textes bibliques suggèrent que l’être humain semble un·e moins que rien.

Tout cela nous autorise, je crois, à recevoir la Bible avec discernement.

 Comme les cadeaux, certains récits bibliques viennent combler mes besoins et mes désirs ; d’autres tombent comme des surprises, révélant et réveillant mes besoins et mes désirs. Pour être honnête, il y a aussi des récits — et des cadeaux ! — moches ou creux et d’autres qui ne sont pas des cadeaux, mais des prétextes, donnés par convenance, parce que l’on n’arrive pas les mains vides.

Et comme des personnes, j’aime accueillir des textes chez moi ; certains parce qu’ils me sont familiers, parce que je les fréquente depuis longtemps, parce qu’ils me rassurent, même s’ils me surprennent encore ; d’autres parce qu’ils sont nouveaux, parce que je trouve stimulant de dialoguer avec eux. Pour être honnête, il y a des textes — et des personnes ! — que je n’accueille pas volontiers ou même à contrecœur, parce qu’ils sont ennuyeux, incompréhensibles ou parce que je ne partage aucune de leurs idées que de totems façons, je n’ai pas envie d’adopter

Mon dernier mot sera pour indique que pour moi, pasteur et théologien, dire que je reçois la Bible, c’est aussi une marque d’humilité. Il a fallu, il faut encore que je réussisse à admettre que je reçois la Bible alors que j’ai longtemps pensé que je la donnais.

Encore une dernière nuit et je saurai enfin qu’écrire à la fin…